Quels sont les facteurs qui poussent les infirmier.ère.s à quitter leur profession ? Analyse quantitative auprès d'ancien.ne.s infirmier.ère.s ayant exercé en Belgique francophone dans les domaines hospitaliers, les maisons de repos (et de soins), les soins à domicile et en santé communautaire
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- Introduction : la pénurie d’infirmier.ère.s en Belgique est une problématique qui impacte de plus en plus notre système de santé et il semble donc urgent de s’y intéresser. Ce travail de recherche permet de mieux comprendre les facteurs qui poussent les infirmier.ère.s à quitter leur profession grâce à une comparaison avec la littérature. Le principal but poursuivi était de mieux comprendre les réelles raisons de l’abandon de la profession infirmière, afin d’être mieux outillé pour développer efficacement des objectifs de rétention. Méthodes : après une revue dans la littérature des facteurs de l’intention de quitter la profession, un questionnaire a pu être élaboré puis diffusé auprès d’ancien.ne.s infirmier.ère.s ayant exercé l’art infirmier en Belgique francophone, que ce soit dans les hôpitaux, les maisons de repos (et de soins), les soins à domicile et en santé communautaire. Une analyse principalement quantitative des données à l’aide de statistiques descriptives ainsi que de tests T pairés a pu être réalisée. Résultats : les résultats obtenus ont mis en évidence une différence significative entre la satisfaction professionnelle des répondant.e.s à la fin de la première année de travail dans les soins infirmiers par rapport à celle ressentie à la fin de la première année dans le métier de reconversion. Il a également été observé que les facteurs qui ont poussé les participant.e.s à quitter la profession infirmière sont similaires, à des niveaux d’importance plus ou moins marquants, à ceux décrits dans la littérature comme des facteurs influençant l’intention de quitter la profession. Enfin, les résultats ont démontré qu’une part non négligeable des participant.e.s qui ont abandonné l’art infirmier serait prête à retourner exercer, parfois sous des conditions sur lesquelles des pistes d’amélioration sont possibles. Conclusion : ce travail permet de confirmer que les facteurs d’intention de quitter la profession infirmière sont effectivement responsables de l’abandon de l’art infirmier. La bonne compréhension de ces derniers et la prise en considération des pistes de solutions disponibles devrait permettre un accroissement de la satisfaction professionnelle des infirmier.ère.s, voire un retour sur le terrain pour certain.e.s. Cette satisfaction professionnelle est essentielle au bon fonctionnement du système des soins de santé.