Au-delà de l’esthétisme, comment la construction d’une œuvre littéraire peut-elle apporter une production de pensées et de vérités en criminologie ? À partir de l’œuvre de William Faulkner « Sanctuaire », la production de celle-ci serait-elle un surcroît de savoir et que peut-elle enseigner au criminologue ?
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- Le mal le plus profond est difficilement atteignable pour le comprendre et l’analyser. Ce travail a pour objectif de s’en rapprocher à travers une œuvre littéraire pour garder une certaine distance et une objectivité face aux actes. L’inconscient de l’auteur et du lecteur vont se croiser dans l’œuvre. Ce qui se trouve entre les lignes du texte et ce qui sera reconnu comme dit derrière le dit par le lecteur vont apporter un travail de l’inconscient du texte. C’est dans ce point de rencontre des trois composantes (l’auteur, le lecteur et l’œuvre) que l’analyse du mal irrémédiable sera établi. Le choix s’est porté sur l’œuvre de William Faulkner « Sanctuaire » pour approcher le mal inexorable. L’ambition n’est pas de réaliser un travail didactique ou herméneutique d’une œuvre littéraire mais d’établir une production de savoir à partir de celle-ci. Il faut donc dépasser l’esthétisme du texte, s’y impliquer pour découvrir que l’expression du mal va au-delà des mots écrits dans le roman. Les pensées et vérités qui vont naître de l’analyse sont des apports pour la criminologie en tant que science et celui ou celle qui l’applique en tant qu’Homme.