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Wrembicki_35271300_2021.pdf
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- Alors qu’une prise de conscience générale s’est opérée, nous commençons tous à réaliser que le fonctionnement de notre société de surconsommation n’est plus un modèle pérenne. L’extraction des matières premières et la production de déchet mènent inévitablement à l’épuisement total des ressources naturelles. Aujourd’hui, l’industrie et le secteur de la construction sont les principaux consommateurs de ressources ainsi que les plus importants producteurs de déchets. Depuis des siècles la pratique du réemploi dans le domaine de la construction est une pratique courante, mais dès le début de l’industrialisation, ce modèle de valorisation de la matière a laissé place à une production industrielle des matériaux devant répondre à l’évolution constante des performances ainsi qu’à l’augmentation des besoins du secteur de la construction. Aujourd’hui, suite à la prise de conscience collective des enjeux du développement durable, la pratique du réemploi reprend de l’ampleur. Pour cela ma réflexion s’est tournée vers la question du réemploi des déchets ce qui a déterminé mon choix de sujet. L’architecte est amené à devenir le déconstructeur de demain pour ainsi mieux reconstruire avec ce qui est déjà là. Il est appelé ne plus considérer le bâtiment comme un nouvel élément dans la ville mais plutôt comme une continuité de l’existant. J’ai eu l’opportunité à travers ce travail d’essayer de répondre aux enjeux écologiques auxquels peuvent correspondre un projet d’architecture. Il me semble primordial que la déconstruction et le réemploi de l’existant soient de nouveau considérés comme des pratiques courantes même si la ville, aujourd’hui n’est pas un lieu adapté pour le réemploi. Son système linéaire ne répond également pas aux enjeux environnementaux de notre époque malgré l’existence des différentes structures de traitement des déchets en périphérie des villes. Il n’existe pas véritablement de lieux dans la ville offrant des capacités suffisantes de stockage pour entreposer les matériaux secondaires et ainsi limiter les besoins en matières premières importées. Une filière de réemploi se présenterait comme une alternative locale aux flux sortants de la ville, mais surtout offrirait un accès aux matériaux locaux des villes permettant ainsi de diminuer l’impact du transport tout en privilégiant les rencontres, échanges, et la création d’emplois.