ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Une approche constitutive du multilinguisme en organisation : Le cas de Greenpeace Belgique

(2020)

Files

Robbeets216715002020.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 1.53 MB

Details

Supervisors
Degree label
Abstract
En quoi et comment la pratique du multilinguisme joue-t-elle un rôle dans les processus organisants d’une ONG environnementale telle que Greenpeace Belgique ? Et comment ce multilinguisme s’y négocie-t-il dans les conversations durant les réunions ? Ce mémoire tente de proposer une réponse à ces deux questions par une étude fondée principalement sur de l’analyse d’interactions. Cette démarche repose sur une vision constitutive de la communication et, plus précisément, sur la mobilisation de six concepts de l’École de Montréal, à savoir d’action du discours, de continuité de programmes d’action par la traduction, de présentification, de matérialité, d’autorité et d’organisation. Les résultats indiquent que, dans le cas étudié, si la politique linguistique invite chacun à parler sa langue, ce n’est pas toujours ce qui se passe. En réalité, les enjeux pragmatiques prennent le dessus sur les enjeux linguistiques. En effet, les participants semblent interagir davantage dans l’optique de faire des choses – tel que concrétiser un projet et ainsi poursuivre la mission organisationnelle de défense de l’environnement – que de permettre à chacun de parler sa langue ou de se comprendre. En revanche, un répertoire commun de mots issus de plusieurs langues est co-construit par les participants dans le but de faire avancer la conversation. En conclusion, la langue est au cœur du discours et les traductions et alternances de langues permettent d’atteindre ces objectifs. De plus, cette étude permet de mettre en lumière des manifestations concrètes de multilinguisme organisationnel et la matérialisation de politiques linguistiques. Il est également perceptible que ces dernières sont constamment (re)négociées, notamment par la présentification de divers agents et par l’autorité qui est négociée et distribuée, entre personnes mais aussi entre langues.