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Évaluation des connaissances sur les maladies d'origine alimentaire des femmes enceintes belges

(2018)

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Introduction : La listériose et la toxoplasmose sont des maladies d’origine alimentaire (MOA) qui peuvent s’avérer graves chez les femmes enceintes puisqu’une transmission materno-infantile peut se produire engendrant de lourdes conséquences sur le fœtus ou le nouveau-né. Ces MOA et la manière de les éviter doivent donc être connues par les femmes enceintes. Les objectifs de cette étude sont 1) d’évaluer les connaissances des femmes enceintes belges sur la listériose et la toxoplasmose, 2) d’évaluer leur application des règles d’hygiène alimentaire, 3) d’évaluer les caractéristiques socio-démographiques et médicales qui influencent leurs connaissances et 4) d’analyser les sources d’informations dont elles bénéficient. Méthodes : Entre mars et mai 2018, nous avons interrogé les femmes enceintes suivies en consultation d’obstétrique dans un hôpital universitaire de Bruxelles à l’aide d’un questionnaire auto-administré de 38 questions. Nous avons réalisé des tests du χ2 de Pearson pour évaluer les différences entre les caractéristiques socio-démographiques et médicales des femmes enceintes et leur connaissance d’une MOA. Nous avons également réalisé des régressions linéaires et logistiques pour étudier l’association entre les caractéristiques socio-démographiques et médicales de l’échantillon et la connaissance des MOA. Résultats : Parmi les 173 répondantes, 72 % connaissent la toxoplasmose et 35 % la listériose. Les facteurs délétères associés à la connaissance d’au moins une MOA sont le bas niveau d’éducation (OR= 0,028, IC 95% : [0,002 ; 0,430]), un faible revenu annuel du ménage (OR = 0,027, IC 95% : [0,001 ; 0,520]), le fait de penser qu’aucune prise de sang n’a été réalisée pour connaître son immunité (OR = 0,731, IC 95 % : [0,128 ; 4,164]) alors que le fait d’avoir reçu des informations par un obstétricien (OR = 17,910, IC 95 % : [3,181 ; 100,834]) est un facteur protecteur de la connaissance d’au moins une MOA. Peu de femmes enceintes interrogées connaissent les conséquences possibles des MOA sur la femme enceinte (21%) et certains aliments à haut risque comme les plats préparés du commerce (7%), les saucisses apéritif (18%), le surimi (21%) et le tarama (24%). Le nettoyage du réfrigérateur (32%), la conservation des aliments (44%) et les procédés de décongélation (26%) sont peu appliqués par les femmes enceintes. Les principales sources d’informations des MOA sont l’obstétricien (84%) et Internet (55%). Conclusion : Les professionnels de la santé, et particulièrement les obstétriciens, doivent davantage informer et sensibiliser les femmes enceintes en ce qui concerne la listériose, les conséquences possibles des MOA, les aliments à haut risque et les règles en matière de sécurité alimentaire (SA) à respecter. De plus, certaines femmes enceintes, notamment celles ayant un faible niveau d’étude et de revenu sont particulièrement à risque de manquer de connaissances sur les MOA et requièrent donc une attention tout particulière.