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Smith_42580700_2015.pdf
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- « C’est quand même triste de voir son père en prison parce que je vois les gens avec leur maman et leur papa et quand c’est la fête des pères, on doit essayer de s’arranger si on veut le voir... », « Il me manque très fort... Je voudrais bien qu’il sorte ». « J’aime bien ma maman, mais j’ai un plus grand sentiment pour mon père. Il y en a plein qui disent « Moi mon père, il est pas en prison ! ». Moi je supporte pas, je tape direct, j’ai envie de pleurer mais je me retiens... Ça se dit pas, quoi ». « Quand j’allais le voir au parloir, j’étais toujours angoissée à l’idée de franchir cette porte. J’avais mal au ventre. Je ne voulais pas lui montrer que cela me faisait mal, alors parfois je riais ». Lorsque l'on évoque le sujet des prisons, on a souvent tendance à se focaliser sur le détenu et sur les faits qui l'ont amené à être incarcéré. Ce que l'on oublie, c'est que l'essence de l'homme est son appartenance à une communauté, souvent à une famille. Ainsi, le détenu n'est pas seul dans sa détention. Celle-ci aura en règle générale un impact dramatique sur son entourage, sa famille et particulièrement sur ses enfants.