Files
Termonia_05341000_2015.pdf
Open access - Adobe PDF
- 2 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- La value premium fut largement montrée et discutée par de nombreux auteurs. Ce travail cherche notamment à comprendre quels furent la performance, le risque et, in fine, la performance ajustée au risque des actions value par rapport aux actions growth. Il cherche également à comprendre si un ratio en particulier permet de construire un portefeuille value ayant un rendement plus important. Et, finalement, il cherche à comprendre si oui ou non le modèle du CAPM est suffisant afin d'expliquer le rendement des actions value et growth. Pour ce faire, trois périodes comprises entre 1990 et 2014 seront utilisées. Une des ces périodes couvrira uniquement la période de crise et une autre uniquement la période après-crise, ce qui permettra également de voir l'impact de la crise financière sur la stratégie value. Les résultats obtenus au niveau de la performance des différents portefeuilles montrent que la value premium n'est pas statistiquement significative et qu'il n'y a donc pas de différence statistique entre la performance des portefeuilles value et growth. Certaines tendances peuvent tout de même être constatées. Les résultats obtenus sont globalement en faveur de la value premium pour la période de 1990 à 2006 et à son encontre à partir de la crise financière de 2007/2008. En effet, la value premium est positive lors de la première période, mais chute fortement à partir de 2007 et reste plus faible à la reprise économique. Au niveau du risque des portefeuilles, les résultats doivent être séparés entre les États-Unis et l'Europe. En effet, aux États-Unis, les portefeuilles value affichent globalement un risque inférieur aux portefeuilles growth pour les périodes de 1990 à 2006 et de 2010 à 2014 mais affichent un risque supérieur lors de la période de crise. En Europe, les portefeuilles value affichent systématiquement un risque supérieur à celui des portefeuilles growth. Couplés à la chute de performance lors de la crise financière, les résultats au niveau du risque des portefeuilles value tendent à confirmer l'hypothèse « risque » émise par Fama et French qui suggère que les actions value affichent une performance plus élevée parce qu'elles sont plus risquées. De plus, en ce qui concerne la performance ajustée au risque, les résultats ne sont en faveur des portefeuilles value que pour la première période. En effet, entre 1990 et 2006, la performance ajustée au risque des portefeuilles value est significativement supérieure à celle des portefeuilles growth. Pour les autres périodes, la significativité des résultats ne permet pas de déduire une tendance claire. Au vu du rendement et du risque des différents portefeuilles value, il semble que la performance ajustée au risque supérieure pour certains portefeuilles value soit principalement expliquée par des différences de volatilité aux Etats-Unis, et par des différences de rendement en Europe. En comparant les portefeuilles value entre eux, il ne semble pas y avoir de différence importante entre les différents ratios utilisés afin de construire ces portefeuilles. En effet, les résultats de ces comparaisons n'affichent pas de différence statistiquement significative, ni même de tendance particulière. Enfin, les résultats au niveau du CAPM montrent que celui-ci permet globalement d'expliquer le rendement des portefeuilles value et growth à partir de 2007, ce qui n'est pas le cas avant. Même si certaines régressions affichent un intercept significatif, signe que le modèle n'est pas suffisamment adapté, le modèle affiche tout de même un $R^2$ relativement élevé. Cependant, le modèle à deux facteurs de Fama et French semble mieux expliquer le rendement de ces portefeuilles en ajoutant une prime de risque pour les portefeuilles value. En conclusion, bien que l'existence de la value premium n'ait pas pu être prouvée statistiquement, des différences de volatilité entre les portefeuilles value et growth ainsi qu'entre les différentes périodes sont apparues. Cela montre donc une différence de risque entre les portefeuilles et entre les périodes. De plus, les portefeuilles value ont, pour la première période, montré une performance ajustée au risque supérieure, ce qui représente un avantage en leur faveur. Toutefois, les résultats obtenus pour les autres périodes mènent à des résultats plus mitigés.