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Bruxelles face à la congestion automobile, quelles solutions crédibles ?

(2016)

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La problématique de la congestion automobile à Bruxelles pousse divers acteurs (politiques, organismes de gestion, lobbys, citoyens) à se mobiliser pour favoriser ou s’opposer à une modification de la politique de mobilité en vigueur, ce qui peut donner lieu à une lutte de pouvoir. Si modifier la fiscalité de la mobilité n’est pas jugé crédible en raison de l’étroitesse du territoire à Bruxelles et de la faible élasticité de la demande des automobilistes aux taxes, l’instauration d’un péage urbain apparaît comme crédible, c’est-à-dire réalisable et efficace. Mais la prudence reste de mise car personne n’est capable de prédire, à l’heure actuelle, l’impact qu’aurait l’instauration d’un péage urbain à Bruxelles en termes économique, sociétal et environnemental. L’acceptabilité du péage urbain par la population nécessite la mise en œuvre préalable d’autres alternatives, plus modestes, pour réduire la congestion comme la nécessité d’une meilleure communication aux usagers, le télétravail, le covoiturage, l’efficacité du réseau de transports publics et un plan de stationnement à l’échelon régional. Chacune de ces solutions est plus ou moins crédible à son échelle, mais l’utilité, l’intérêt et l’efficacité des mesures seront perçues de manière différente et chacun adaptera ou non à sa façon sa manière de se déplacer dans la ville. Ces cinq mesures peuvent permettre, si pas de solutionner, du moins de réduire, en partie, la congestion automobile à Bruxelles et ainsi de favoriser une mobilité plus durable, générant moins d’externalités négatives.