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Utilisation d'un vecteur adénoviral permettant l'étude du métabolisme neuronal et astrocytaire du précurseur du peptide amyloïde de la maladie d'Alzheimer

(1996)

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La maladie d’Alzheimer est une démence neurodégénérative dont la fréquence augmente avec l’âge. Le cerveau des malades est caractérisé par la présence de deux types de lésions neuropathologiques : les dégénérescences neurofibrillaires et les plaques séniles. Le constituant majeur des dépôts amyloïde (βA4). Ce petit peptide dérive d’une protéine transmembranaire nommée le précurseurs du peptide amyloïde (APP). L’étude du métabolisme de l’APP fait l’objet de nombreuses recherches étant donné son implication dans la maladie d’Alzheimer. Différents modèles cellulaires ont permis de mettre en évidence deux voies dans le catabolisme de l’APP. L’une, dite non amyloïdogène, aboutit à la formation d’APP soluble après clivage protéolytique par l’α-sécrétase au sein du βA4. L’autre, dite amyloïdogène, libère le βA4 de son précurseur après l’action de la β- et γ-sécrétase. Afin d’étudier le métabolisme de l’APP dans les cellules directement impliquées dans la maladie d’Alzheimer ; des cultures pures de neurones et d’astrocytes ont été mises au point et caractérisées. Pour exprimer une protéine étrangère dans nos deux modèles cellulaires, nous avons choisi l’adénovirus recombinant. La première partie du travail montre qu’un adénovirus recombinant porteur du gène lacZ d’Escherichia coli codant la β-galactosidase est capable d’infecter des neurones et des astrocytes en culture. En effet, des tests histochimiques révèlent la présence de β-galactosidase dans des cultures de neurones et d’astrocytes préalablement infectées par l’AdRSVβgal. De plus, un test enzymatique a permis d’étudier la cinétique de production de la β-galactosidase après infection des deux types cellulaires. L’adénovirus recombinant est donc un vecteur efficace pour transférer un gène étranger dans les neurones et astrocytes en culture. La deuxième partie concerne l’étude du métabolisme de l’APP dans des cultures de cellules cérébrales infectées par un adénovirus recombinant pour le gène codant l’APP-695 humain (AdRSVAPP). Différentes analyses ont permis de mettre en évidence de l’APP soluble dans les milieux de culture des neurones et des astrocytes infectés. Nos résultats suggèrent donc que l’APP humain utilise la voie catabolique non amyloïdogène dans les deux types cellulaires. L’examen de la voie catabolique amyloïdogène s’est révélé très intéressant. En effet, pour des quantités comparables d’APPs produites par les deux types cellulaires, nous avons montré que seuls les neurones sécrétaient du peptide βA4 dans le milieu. l’ensemble des résultats suggèrent d’une part, que le métabolisme neuronal et astrocytaire de l’APP sont différents et d’autre part, que les neurones représentent une source importante de peptide amyloïde qui entre dans la composition des plaques séniles de la maladie d’Alzheimer

Citations

Lastowiezki, A. (1996). Utilisation d’un vecteur adénoviral permettant l’étude du métabolisme neuronal et astrocytaire du précurseur du peptide amyloïde de la maladie d’Alzheimer. https://dial-mem.test.bib.ucl.ac.be/handle/2078.2/46485