Quelle est la place des antipsychotiques pour une utilisation sur une longue durée chez une personne âgée de 65 ans ou plus atteinte d’Alzheimer ?
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- Les psychoses qui accompagnent la maladie d’Alzheimer dans environ 50 % des cas représentent un défi croissant pour la santé publique, particulièrement en raison de la croissance démographique et du vieillissement de la population. Les antipsychotiques qui ont été longuement utilisés pour traiter les symptômes psychotiques sont remis en question et leur place au sein de l’arsenal thérapeutique des psychoses dans la maladie d’Alzheimer n’est pas claire. Bien qu’ils soient encore largement prescrits, des avertissements ont été émis à leurs égards en 2005 et 2008, et les critères de Beers de 2019 recommandent de les éviter au possible. L’objectif de ce mémoire était de déterminer la place des antipsychotiques pour une utilisation sur une longue durée chez une personne âgée de 65 ans ou plus atteinte d’Alzheimer. Il s’agit d’un mémoire bibliographique basé sur des articles de la littérature scientifique. L’efficacité des antipsychotiques atypiques n’est pas clairement établie, alors que celle des antipsychotiques atypiques est jugée modeste. En ce qui concerne l’innocuité, tous les antipsychotiques présentent des profils de sécurité préoccupants, notamment en termes d’effets secondaires importants et de risque accru de mortalité. Il n’existe pas de directives spécifiques indiquant qu’un antipsychotique est supérieur à un autre, mais dans la nécessité de recourir à un traitement pharmacologique, il sera essentiel de prendre en compte les caractéristiques individuelles des patients telles que leurs comorbidités. Les recherches doivent se poursuivre et être approfondies sur le sujet afin d’obtenir plus de preuves concernant une potentielle meilleure balance bénéfice-risque des nouvelles perspectives, comme le brexpiprazole, la pimavansérine, ou de l’association d’un antipsychotique avec un antidépresseur par rapport à la monothérapie d’antipsychotique. Par ailleurs, des avancées dans la compréhension de la biologie sous-jacente de la maladie d’Alzheimer accompagnée de psychoses pourraient constituer une base pour le développement de thérapies plus adéquates.