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Transition des patients diabétiques de type 1 des soins pédiatriques aux soins adultes : impacts cliniques de la transition sur la compliance des patients, le contrôle glycémique et les complications aiguës

(2018)

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La transition de soins entre les services pédiatriques et les services de soins pour adultes est une période de risque pour le jeune adulte diabétique. La survenue d’une diminution du contrôle métabolique et du nombre de visites de suivi ainsi qu’une augmentation du nombre de complications aiguës liées au diabète est fréquemment observée. Objectifs : Analyser l’occurrence des éléments précités comme indicateurs d’une mauvaise transition ainsi que le degré de satisfaction de patients diabétiques de type 1 transférés des services de soins pédiatriques au service de soins pour adulte au sein des Cliniques universitaires Saint-Luc. Déterminer la présence de facteurs prédictifs de détérioration du contrôle métabolique lors de cette période de transfert. Méthode : étude rétrospective portée sur une série clonique de 44 patients diabétiques de type 1 diagnostiqués entre 1986 et 1998, dont le suivi pré-transition, le transfert des soins pédiatriques aux soins pour adultes et le suivi post-transition sur une période de 1 an minimum ont été effectués aux Cliniques universitaires Saint-Luc. Le sexe, l’âge à la transition, la durée du diabète à la transition, le délai entre la dernière consultation en soins pédiatriques et la première consultation réalisée en soins adultes, le taux moyen d’HbA1c sur une période de 1 an en pré et en post-transition, le nombre d’hospitalisations pour complications aigües liées au diabète sur une période de 1 an en pré et en post-transition, le nombre moyen d’autocontrôles glycémiques réalisés par jour sur une période de 1 an pré et en post-transition et les dépistages effectués concernant la micro albuminurie et la rétinopathie diabétique sur période de 1 an en pré et post-transition ont été analysés. La comparaison entre les groupes pré et post transition a été réalisée à l’aide de « test-t » pour échantillons pairés. La recherche de paramètres influençant les différents impacts de la transition a été réalisée avec des régressions logistiques binaires univariées. Les analyses statistiques ont été réalisées en utilisant le programme statistique SPSS, version 24.0. Enfin, un questionnaire a été envoyé aux patients afin de déterminer leur ressenti sur la transition. Résultats : une différence significative a été observée entre le nombre de visites pré et post-transition (différence pré-post : 0,6 ± 1,1 ; p < 0,05). Le nombre de complications aiguës est passé de 2,8 cas par 100 personnes-années à 8,1 cas par 100 personnes-années. Nous n’avons pas mis évidence de différence significative entre l’HBA1c, pré et post-transition. Nous avons cependant remarqué un contrôle métabolique sous-optimal dans la population étudiée (82,5% de la série avaient une HbA1c > 7%). Un délai ≤ 6 mois entre la dernière consultation en soins pédiatriques et la première consultation en soins pour adultes est prédictif d’un nombre de visites post-transition ≥ 3 (OR 0,05 ; IC95 % 0,004-0,58). Un nombre de visites ≥ 4 en pré-transition est prédictif d’un délai de transition inférieur à 3 mois (OR 0,18 ; IC 95% 0,04-0,94). Enfin, sur les 44 questionnaires envoyés, 18 nous sont revenus complétés. Plus de la moitié des patients (61, 1%, 11/18) se trouvaient être rassurés après le processus de transition. Cependant, deux groupes de patients ont été mis en évidence, un groupe se disant rassuré après le processus de transfert et un groupe exprimant être peu rassuré après la transition. L’analyse descriptive des différences existant entre ces deux groupes suggère l’importance de faire participer davantage les parents, les fournisseurs de soins pour adultes et de mettre en place un système facilitant la prise de rendez-vous en soins pour adultes. Conclusion : Il est nécessaire : de surveiller étroitement les jeunes adultes présentant un faible nombre de visites en pré transition ; de limiter la survenue d’un délai de transition ≥ 6 mois ; d’améliorer le contrôle métabolique des jeunes adultes ; d’établir des programmes de soins permettant de partager la responsabilité liée au transfert entre les différents acteurs de la transition.