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Exploration d’indicateurs de la multimorbidité au travers d’enquêtes de santé

(2022)

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Introduction : La multimorbidité est définie comme la co-occurrence de plus d’une condition chronique au sein d’un individu. La prévalence de la multimorbidité est plus importante parmi les personnes âgées, les femmes, les personnes obèses ou encore ceux qui ont un statut socio-économique défavorable. Ses principales conséquences sont une diminution de la qualité de vie, une augmentation de la consommation et du coût des soins, des limitations fonctionnelles ainsi qu’un risque accru de mortalité. La multimorbidité est un des futurs défis des systèmes de soins de santé en raison de sa prévalence croissante. La difficulté relative à sa prise en charge résulte d’une absence de standardisation de sa définition au sein de la littérature (seuil, liste de maladies à inclure,…). Objectif : Ce mémoire vise à fournir des recommandations à Sciensano dans la perspective d’avoir des alternatives aux indicateurs de la multimorbidité actuellement utilisés dans le Belgian Health Interview Survey (BHIS). Méthode : Nous avons abordé le sujet en trois étapes. Premièrement, nous avons réalisé une scoping review qui incluait des études dont les données provenaient d’enquêtes de santé. Dans un second temps, nous avons réalisé différentes définitions de la multimorbidité en nous basant sur les résultats de la revue de littérature. La définition de la multimorbidité fluctuait selon la liste de maladies que nous y avons intégrée. Nous avons ensuite mis la variable « multimorbidité » en association avec les limitations fonctionnelles liées à la santé (score du GALI) et avec la qualité de vie (score de l’EQ-5D) dans des régressions linéaires et logistiques pour dégager la pertinence de chacun des modèles. Les données provenaient de l’enquête de santé menée par Sciensano en 2018 et portaient sur 9 753 personnes. Troisièmement, nous avons récolté les avis d’experts au travers d’un questionnaire en ligne et d’entretiens individuels semi-directifs. Résultats : La revue, qui a inclus 17 études, a permis de mettre en évidence l’importance accordée aux pathologies du système cardio-vasculaire, à la pneumologie et au diabète. Les maladies rhumatismales et le cancer étaient prépondérants également. Au niveau des régressions, les modèles incluant des problèmes de santé mentale se sont dégagés des autres car ayant une association plus forte avec les outcomes impactant, notamment avec des OR de 7.83 (5.98-10.26) et de 9.10 (6.96-11.92) en lien avec les limitations fonctionnelles sévères. De plus, dans la régression linéaire, ce sont les modèles 3bis et 5bis qui ont montré les coefficients de détermination les plus importants (21.46% et 21.49%). Le modèle se basant sur la définition actuellement utilisée par Sciensano (0.8331 ± 0.0050) et celui incluant l’obésité (0.8390 ± 0.0042) n’ont, mis à part une AUC plus élevée, pas montré de résultat marquant. Les modèles incluant le plus de pathologies (2, 5 et 5bis) sont ceux qui se rapprochaient le plus des chiffres observés dans la littérature, en termes de prévalence. Ce qui est ressorti des échanges avec les experts, c’est qu’il serait intéressant d’adapter le seuil en fonction de l’âge, qu’inclure des pathologies doit se faire sur base de l’impact qu’elles ont sur la qualité de vie des patients. L’avis général est en faveur d’une inclusion de la santé mentale dans la définition de la multimorbidité, il est plutôt mitigé en ce qui concerne l’obésité. Discussion et conclusion : Ce mémoire a permis de dégager certains points qu’il faut prendre en compte lors du choix de la définition de la multimorbidité. Le seuil de 2+ est celui qui s’accorde à la majorité des auteurs, même si celui de 3+ semble plus adapté pour les populations âgées. Idéalement, il faudrait inclure 25 maladies minimum dans la définition pour avoir une meilleure comparabilité avec la littérature. Dans cette liste de maladies à inclure, la santé mentale aurait une place de choix en raison de son impact important sur la qualité de vie et les limitations fonctionnelles. L’inclusion de l’obésité ne paraît pas être un impératif.