Écoféminismes en Amazonie : une étude multiniveaux du Projet Socio-Environnemental AgroVida dans la région d'Alto Solimões
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- L'Amazonie abrite une grande partie de la biodiversité de la planète, mais elle n'est pas protégée comme il le faudrait. Cette région est un terrain de conflit entre les groupes qui cherchent à préserver l'environnement et les cultures locales, notamment les communautés autochtones, défenseur.e.s de l'environnement. Ces derniers considèrent la terre comme une source de vie et de subsistance. De l'autre côté, on retrouve des individus opérant illégalement dans l'extraction des ressources naturelles, ainsi que des groupes religieux tentant de convertir les communautés locales. Ce mémoire se concentre sur un groupe essentiel engagé dans la préservation de ce biome : les fxmmes autochtones. Il vise à comprendre différents aspects des écoféminismes en Amazonie à travers le prisme du projet AgroVida. Ce projet a été créé et est dirigé par Josiane Ticuna et il se développe principalement dans la région amazonienne de l'Alto Solimões, au Brésil. Visant à mettre en lumière l'origine, les objectifs ainsi que les défis majeurs du projet, cette enquête adopte une approche analytique à plusieurs niveaux, englobant les dimensions locales, nationales et internationales. En particulier, ce mémoire cherche à examiner les interactions avec le projet de différents angles : d'un point de vue national, en tenant compte des perspectives de Mislene Metchacuna, directrice de l'administration à la FUNAI ; ensuite, d'un point de vue international, en considérant l'inclusion du projet AgroVida dans l'appel à propositions Nossas Futuras Florestas de Conservation International, projet coordonné par Bruna Pratesi. L'interaction complexe entre la préservation de l'environnement, les dynamiques de genre et les interactions à plusieurs niveaux au sein du projet AgroVida génère des points d'intersection entre les niveaux. Ce sont, principalement : la tentative de mitiger des enjeux liés au genre, notamment la sous-représentation des femmes indigènes dans les instances décisionnelles et les inégalités abordées à travers le prisme de la justice climatique ; ainsi que la tentative de valoriser et de partager des connaissances traditionnelles indigènes. Un lien précis de causalité ou d'interdépendance n'a pas été identifié entre les trois niveaux, mais l'image est la même aux trois échelles : les obstacles à la réalisation de ces objectifs écoféministes sont nombreux, mais le travail ne cesse jamais.