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DROUSSIN_59872200_2024.pdf
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- La littérature en sciences sociales a longtemps mis en évidence la non-prise en compte des enjeux écologiques par les partis d’extrême droite et, en particulier, leur fort climatoscepticisme. La récente émergence d’une extrême droite « écologiste » (ou « écofasciste »), au sein des mouvements extraparlementaires liés à la Nouvelle Droite, a toutefois conduit certains auteurs à reconsidérer ce constat. Désormais, de plus en plus de partis mobilisent en effet certains des concepts de l’écofascisme. Dès lors, une question se pose : les partis d'extrême droite vont-ils véritablement s'approprier les enjeux écologiques dans les années à venir ? Ce mémoire s’inscrit dans les travaux, de plus en plus nombreux, visant à répondre à cette question, en procédant à une analyse thématique des propos tenus par le Vlaams Belang (1) sur X/Twitter, (2) au sein de ses programmes électoraux et (3) dans des entretiens semi-directifs réalisés avec certains de ses cadres. Les résultats révèlent que le parti flamand combine en réalité écofascisme et climatoscepticisme, bien que ce dernier demeure prédominant. Ce résultat ne doit toutefois pas exonérer le mouvement écologiste progressiste de rester vigilant par rapport au « risque écofasciste » : le déni de réalité des partis d’extrême droite ne pourra en effet se maintenir indéfiniment, au vu du rythme auquel la situation écologique se dégrade aujourd’hui.