La dyspnée épisodique en soins palliatifs et les thérapeutiques non pharmacologiques qui s’y rapportent, enquête sur les attitudes et connaissances du personnel soignant
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Charles_57551000_2023-2024.pdf
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- ABSTRACT Contexte : Aucune recommandation n’existe pour la prise en charge non pharmacologique du patient souffrant de dyspnée épisodique en soins palliatifs. Objectifs : Confronter les évidences scientifiques aux pratiques de terrain, concernant l’évaluation du patient en crise de dyspnée, les modalités non pharmacologiques de prise en charge et leur application par les soignants, les connaissances théoriques s’y rapportant et les croyances face à leur efficacité. Méthode : Un questionnaire a été envoyé à des médecins, infirmier(e)s et kinésithérapeutes prenant en charge des patients en statut palliatif. Une analyse descriptive et inférentielle des résultats a été effectuée. Résultats : Sur un total de 290 professionnels, 94,5% évaluent la dyspnée épisodique du patient selon son état clinique, 87% selon ses mots et 76% selon sa saturation. 53% des soignants combinent les modalités pharmacologiques et non pharmacologiques pour gérer la crise. 82% des professionnels utilisent l’oxygène, et 70% le délivrent chez un patient qu’ils considèrent non hypoxémique. Les trois techniques non pharmacologiques jugées les plus efficaces par les soignants sont le positionnement, les techniques de relaxation et de respiration spécifique. Conclusion : Les stratégies de soins avec un faible niveau d’évidence scientifique, mais jugées efficaces par les patients sont appliquées sur le terrain. Les soignants n’utilisent pas les modalités recommandées en première intention, telles que le ventilateur, l’oxygène chez les patients hypoxémiques, l’ODH et la VNI. L’oxygène est souvent proposé aux patients non hypoxémiques.