Impact des stéréotypes de genre sur la perception de la pratique du sport chez des joueuses et joueurs de football et de hockey
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- Les stéréotypes de genre, définis comme des croyances sur les rôles sociaux et attributs des hommes et des femmes (Nelson, 2009 as cited in Plaza, 2016) influencent divers aspects de la vie, y compris le sport. Des études antérieures indiquent que la conscience d’un stéréotype de genre peut amener les individus à se comporter conformément à ce stéréotype (Banaji & Greenwald, 1995). Cependant, d’autres recherches suggèrent que, sous certaines conditions, les individus peuvent réagir de manière opposée aux stéréotypes (Dijksterhuis et al., 2001). En effet, la manière d’activer les stéréotypes, implicitement ou explicitement influence cette réponse (Kray et al., 2001 ; Shih et al., 2002 as cited in Gupta et al., 2008). Cette étude vise dès lors à comprendre comment les stéréotypes de genre, lorsqu’ils sont induits ou annulés de manière implicite ou explicite chez un joueur ou une joueuse de football/hockey, sports traditionnellement associés à la masculinité, affectent la motivation, le plaisir perçu et la perception d’une évolution de niveau. La méthodologie s’inspire des travaux de Gupta et al. (2008) et inclut quatre conditions expérimentales dans lesquelles les participants lisent de manière aléatoire, un des quatre textes proposés, induisant ou annulant des stéréotypes masculins dans la pratique du football de manière implicite ou explicite, suivi de questionnaires mesurant la motivation, le plaisir perçu ainsi que la perception d’évolution du niveau. La majorité des résultats significatifs de cette étude vont à l’encontre des hypothèses de base ainsi que de la littérature traitant des stéréotypes de genre dans le sport et semblent suggérer un puissant effet de contraste. L’hypothèse suivante pourrait être avancée : les athlètes féminines actuelles pratiquant des sports dominés essentiellement par les hommes, semblent développer des mécanismes efficaces pour surmonter les stéréotypes de genre toujours présents dans le domaine sportif. Il serait pertinent dans le futur d’explorer cette question avec un échantillon plus large et diversifié, incluant des participants non-binaires et d’autres minorités de genre. Il serait également intéressant d’analyser davantage le rôle de certaines émotions dans l’effet des stéréotypes et de contrôler les variables contextuelles, culturelles et temporelles. De telles recherches contribueraient à développer des stratégies éducatives et des politiques sportives pour promouvoir des environnements sportifs inclusifs et équitables.