Comment résolvons-nous les problèmes arithmétiques simples ? : Investigation des mécanismes sous-tendant le paradigme d'amorçage de l'opérateur
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- Un débat existe sur la manière dont nous résolvons les problèmes arithmétiques simples. Certains chercheurs suggèrent que les additions, soustractions et multiplications simples seraient généralement résolues par la récupération directe des résultats en mémoire, sous forme de faits arithmétiques mémorisés, durant l’enfance et activés par des associations répétées. D'autres chercheurs indiquent que ces problèmes pourraient aussi être résolus par des procédures automatisées et inconscientes, comme le comptage automatique. Cette hypothèse est soutenue par l’effet d’amorçage de l’opérateur qui avance que les additions et les soustractions sont résolues plus rapidement lorsque l’opérateur est présenté brièvement avant les opérandes, contrairement aux multiplications. Dans le cadre de ce mémoire, nous avons exploré les mécanismes sous-jacents à l’amorçage de l’opérateur afin de vérifier si la présentation d'un opérateur active une procédure commune à toutes les opérations (Chen & Campbell, 2015) ou des procédures distinctes concernant les multiplications, en opposition avec les additions et les soustractions (Fayol & Thevenot, 2012). Nous avons administré une tâche de résolution de problèmes intégrant l’effet d’amorçage de l’opérateur, tout en utilisant un cache-œil, afin de manipuler l’activation hémisphérique des participants. Contrairement à certaines études précédentes, nous n’avons pas observé d’effet d’amorçage de l’opérateur. Cette recherche ne permet donc pas de différencier de manière fiable l’utilisation de procédures de comptage avec la récupération des faits arithmétiques en mémoire. De plus, aucune différence significative n’a été notée en fonction de l’utilisation du cache-œil. lI serait donc pertinent d'explorer d'autres approches, telles qu'une méthode auditive, en vue de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à l’amorçage de l’opérateur.