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Le concept de sélectivité pénale; perspectives sur les pratiques policières. Entretiens avec des policiers sur la sélectivité policière, une approche marxiste.

(2024)

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Au terme de ce mémoire, si l’on devait donner une définition de la sélectivité policière, on la considèrerait comme un processus dynamique par lequel les forces de l’ordre exercent un contrôle différencié, en ciblant directement ou indirectement certains lieux et certaines populations en fonction de critères parfois arbitraires, et nécessairement en se référant à des caractéristiques visibles associées à des stéréotypes comme la position sociale, la situation économique ou l’origine ethnique. Ce processus opère au travers de mécanismes comme l’initiative policière et de pratiques telles que les contrôles d’identité et la rédaction des procès-verbaux. Il n’est pas ici question du racisme des policiers en tant qu’individu. L’objectif est d’avoir une compréhension plus dialectique de la question, et de considérer les préjugés et stéréotypes comme profondément enracinés dans des politiques publiques, des stratégies de gouvernance, et des logiques économiques qui visent à maintenir l'ordre social en marginalisant et en criminalisant les groupes considérés comme problématiques ou dérangeants pour les classes dominantes. Cela s’inscrit dans une logique plus globale de gestion, de surveillance et de contrôle des populations où les nécessités de productivité, d’efficacité et d’efficience apportées par le néo-libéralisme vont se traduire par un éloignement entre la police et la population, et les besoins de la population. Les dynamiques de ciblage des populations marginalisées (les étrangers en situation illégale, les jeunes, les hommes, les personnes socio-économiquent défavorisées, les quartiers populaires, mais aussi toutes les personnes qui ne se sont pas adaptées au mode social néo-libéral du marché) seront renforcées. Cette logique est accentuée par les pressions institutionnelles et politiques qui poussent la police à produire des résultats rapides, rentables et visibles. Cette sélectivité est donc structurée par des politiques publiques et des discours qui stigmatisent certaines populations et qui reproduisent les inégalités. Elle s’actualise dans des pratiques policières qui favorisent la surveillance et le contrôle de ces groupes spécifiques, alimentant un cercle vicieux de discrimination et de criminalisation.