Impacts environnementaux du crowdshipping : une analyse des conséquences sur l'écologie d’un modèle belge
Files
Rosanelli_34051900_2024.pdf
Open access - Adobe PDF
- 1.71 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Le crowdshipping peut représenter une alternative aux méthodes traditionnelles de livraison en confiant le colis à des particuliers. Par exemple, une personne se déplaçant pour un autre motif peut livrer un colis sur son trajet. La première intuition mènerait à penser que ce système serait plus écologique puisque des trajets déjà existants seraient exploités. L’objectif principal de ce mémoire est de vérifier si cette intuition reste correcte. Pour cela, nous allons utiliser un algorithme permettant d’affecter un colis à un crowdshipper en maximisant le bénéfice apporté par cette attribution. Une politique d’approximate dynamic programming est développée, ce qui permet de prendre des décisions dans un contexte d’incertitude. Des analyses sur la variation de certains paramètres ont été réalisées afin de visualiser l’impact écologique du crowdshipping. Si le système dispose d’un nombre d’arrivée quotidienne de livreurs supérieur à celui des colis, le bénéfice moyen associé à une attribution ainsi que la proportion de colis affectés tendent à augmenter tandis que la déviation moyenne diminue, générant alors moins d’émissions de CO2. Cependant, quand la période pendant laquelle le colis peut être livré augmente, le détour moyen tend à croître et donc à générer plus de pollution. L’impact de la volonté des consommateurs à payer plus pour une alternative plus écologique que la livraison traditionnelle a également été étudié. Une augmentation de ce paramètre entraîne une hausse de la distance parcourue par les crowdshippers. La comparaison entre les émissions de CO2 générées par la livraison utilisant le crowdshipping et les services de livraison comme bpost révèle que ce dernier émettait beaucoup moins de CO2 que les crowdshippers, peu importe le véhicule utilisé. À partir de treize paquets par camionnette, le crowdshipping restait toujours moins avantageux d’un point de vue écologique que bpost. Nous nous sommes également interrogés sur les hautes déviations moyennes ressortant de différents tests. Nous avons alors constaté qu’elles étaient souvent supérieures à la distance entre l’origine et la destination du colis. Afin de les diminuer, une réduction des coûts fixes de livraison de bpost de cinq à un euro est envisagée. Ceci a permis l’obtention de détours plus courts et ainsi plus réalistes. Cependant, le bénéfice moyen ainsi que la proportion de colis affectés ont fortement été réduits. Nous pouvons conclure que notre modèle de crowdshipping utilisant la voiture ne semble pas permettre une amélioration environnementale par rapport aux services de livraison de bpost. En revanche, l’utilisation des transports en commun, du vélo ou de la marche générerait moins de pollution que les méthodes traditionnelles de livraison.