Impact du dépistage du VIH sur les intentions de fécondité et les pratiques contraceptives chez les femmes de 15-49 ans au Tchad
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- Contexte : Les femmes en âge de procréer en Afrique sub-saharienne supportent à la fois le fardeau de l’infection par le VIH et celui de la mortalité maternelle. Au Tchad, l’accès aux traitements antirétroviraux s’est grandement amélioré depuis 2005. Cependant nous savons peu de choses sur les interactions entre la séropositivité et les intentions de fécondité au Tchad. Ce mémoire vise à répondre à la question suivante : « dans quelle mesure la connaissance du statut sérologique VIH influence-t-elle les intentions de fécondité des femmes en âge de procréer ? » Objectifs : Notre étude vise à évaluer l’impact de la connaissance du statut sérologique antérieur et du dépistage du VIH sur les intentions de fécondité des femmes de 15-49 ans au Tchad. Méthodologie : Il s’agit d’une étude transversale, quantitative, analysant la base de données de l’enquête EDS-MICS 2014-2015, la dernière de ce type menée au Tchad. L’étude a porté sur 5751 femmes éligibles au test VIH formant un sous-échantillon de l’ensemble des femmes âgées de 15-49 ans enquêtées lors de l’EDS. Le logiciel SPSS nous a servi pour l’analyse des données. Résultats : La connaissance préalable du statut sérologique chez les femmes séropositives est faiblement associée au désir d’enfant. En revanche les femmes non testées semblent plus susceptibles de désirer un enfant. Une analyse comparée de la moyenne du nombre idéal d’enfants et le nombre d’enfants nés vivants par classes d’âges des femmes au Tchad suggère par ailleurs que les femmes ont généralement plus d’enfants déjà nés que le nombre souhaité. Discussion : Les femmes dépistées antérieurement et connaissant leur statut sérologique étaient mieux informées et leurs intentions de fécondité peuvent être ajustées contrairement à celles qui n’avaient pas été dépistées avant l’enquête. Conclusion : Le dépistage du VIH a un impact significatif sur les intentions de fécondité et les pratiques contraceptives. Il faut intégrer les services de dépistage à la santé reproductive pour une prise en charge optimale des femmes.