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Gafurama_82441400_2024-annexe1.pdf
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- Abstract
- Ce mémoire se penche sur l'évolution historique des cinémas de quartier à Bruxelles, retraçant leur apogée, leur âge d'or, et leur déclin progressif. À partir du début du XXe siècle, ces cinémas sont devenus des éléments essentiels du tissu urbain bruxellois, offrant bien plus que du simple divertissement : ils étaient des lieux de rassemblement social et culturel au cœur des quartiers. Le mémoire se structure autour de trois grandes périodes : la découverte et l’établissement du cinéma comme art et lieu de divertissement (1900-1940), l’âge d’or du cinéma bruxellois (1940-1960), et le déclin marqué par la concurrence des multiplexes et l'arrivée de la télévision dans les années 1980. La première période voit l’émergence rapide des salles de cinéma au centre de Bruxelles, symbolisant la modernité et l’inclusivité. Durant l’âge d’or, les cinémas se développent massivement, non seulement au centre-ville mais aussi dans les communes périphériques, devenant des relais culturels majeurs pour les habitants. Ces établissements sont alors en compétition non seulement sur le plan de la programmation, mais aussi par leur architecture et leur technologie. Cependant, les années 1980 marquent un tournant. L’apparition de la télévision change les habitudes des spectateurs, les cinémas de quartier subissant de plein fouet cette nouvelle dynamique. Beaucoup ferment leurs portes, incapables de rivaliser avec les multiplexes, qui regroupent en un seul lieu une large offre de divertissements. En conclusion, cette étude met en lumière le rôle fondamental des cinémas de quartier dans l’histoire culturelle et urbaine de Bruxelles. Leur disparition progressive reflète les transformations plus larges des modes de consommation culturelle et des dynamiques urbaines dans une ville en constante évolution. Le mémoire appelle à une réflexion sur l'avenir de ces espaces et sur leur possible réinvention pour répondre aux besoins actuels des habitants de Bruxelles.