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ET SI LA NEIGE VENAIT À DISPARAITRE ? RÉCIT D’ANTICIPATION POUR UNE GESTION DURABLE DE L’EAU EN MONTAGNE

(2024)

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Le réchauffement climatique induit par nos manières de consommer et de se déplacer a un impact considérable sur les écosystèmes. Les Alpes n’en sont pas épargnées. Ces dernières sont un territoire sensible qui de part leur hauteur créent les conditions parfaite pour accueillir la neige. Cet or blanc est à la base du développement de l’arc alpin. Malheureusement cette denrée se fait de plus en plus rare et est même vouée à disparaitre. Dans la station de ski de La Plagne, pendant toute la saison hivernale, des millions de touristes viennent dévaler les pentes avec une vue imprenable sur la vallée de la Tarentaise et les sommets du massif de la Vanoise. Contrairement aux stations de basses et moyennes altitudes où l’avenir du ski est clairement remis en question, La Plagne et la plupart des stations de la Tarentaise sont perchés à des altitudes où l’iso zéro couvrira encore une bonne partie du domaine skiable. Ce statue de station de haute altitude va donc attirer de plus en plus de touriste voulant encore s’enivrer de neige fraiche, alors que les saisons hivernales se verront de plus en plus courte. La station de La Plagne ne sera pas épargnée des sauts extrêmes de températures pouvant se produire en une journée et faire fondre soudainement la neige. La disparition progressive et rapide des glaciers ne permettra plus de stocker l’eau nécessaire pour alimenter les sources et retenues d’eau d’altitude. Cela pose question sur la gestion de l’eau car les territoires touristiques de montagne en sont de grands consommateurs, tant pour la production de neige et d’électricité que pour l’usage domestique. La neige de artificielle ne doit pas être une finalité en soi, elle sert de moyen pour établir les fondements d’une gestion durable de l’eau en montagne. Ce réflexion générale inclut également une seconde question de notre recherche, celle de la mobilité. En effet, la voiture reste encore trop souvent le seul moyen efficace de se déplacer en montagne. Elle fait partie intégrante de la pollution des vallées et est une cause directe du dérèglement climatique. Malgré de nombreuses initiatives, les alternatives à ce mode de transports manquent encore. Alors, dans cette volonté de répondre aux enjeux de la transition des territoires de montagne, le projet tente de compléter la pièce manquante des systèmes de réseau d’eau et de mobilité préexistants, qui permettrai de fonctionner en synergie et de façon autonome. Le but étant de : - limiter les stress hydriques en période de sécheresse, de prioriser les stocks en eau pour l’eau potable, l’agriculture et les éco- systèmes. Les eaux usées seront traitées en altitude, et directement réinjectées dans le système de production de neige lorsque nécessaire en hiver, puis redistribuées aux milieux naturels et à l’agriculture en été. - redonner la place à des modes de transports propre en se greffant aux réseaux de voie ferrer et de remontée mécaniques, renforçant leur lien avec le territoire. Le projet vise donc a anticiper les effets des changements liés au climat et à promouvoir des nouvelles façons de pratiquer la montagne. Il prendra la forme d’une infrastructure qui redonne de la place à l’eau, qui naturellement, alimente les paysages qu’elle traverse.