Villageois, agriculteurs, touristes : vers une nouvelle synergie alpine. Des stratégies architecturales et paysagères pour le village de Villar d’Arène
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- Pourquoi les villageois ont-ils décidé de s’installer en montagne ? Je dirais même de faire une communauté en montagne. Il est évident que sans une communauté et une entraide solide, vivre dans ces contrées relève de l’impossible. Dans la plupart des cas, ces communautés sont nées autour de l’activité agricole et des ressources que les territoires alpins offraient. Mais depuis la révolution industrielle, l’exode rural a vidé les vallées qui se sont désertifiées. Il est donc primordial de préserver ces villages, sans quoi toutes les traditions, savoirs vivres, sont voués à disparaitre. Entre temps, le secteur touristique a pris une telle ampleur qu’il constitue aujourd’hui le second pilier économique de ces territoires alpins aux côtés de l’agriculture. C’est aussi ce phénomène qui explique depuis quatre ans ma présence en ces lieux. Quatre ans que j’arpente les sentiers de randonnées. Cet été, je me suis lancé sur le GR 54 afin de mieux comprendre comment ces anciennes communautés agraires ont persisté jusqu’à aujourd’hui. Deux questions me paraissaient centrales : comment l’agriculture a-t-elle évolué depuis la fondation de ces villages et quel rapport avec le tourisme entretiennent-ils aujourd’hui ? Dans ce large territoire alpin, nous prendrons comme cas d’étude le village de Villar d’Arène. Ce village regroupe de nombreux éléments propices à l’étude des synergies possibles entre touristes, villageois et agriculteurs. Cette potentielle synergie constituera le fil rouge de mon travail écrit.