Les croyances des futurs enseignants du secondaire inférieur à propos de la métacognition et leur évolution durant la formation initiale
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- Peu d’enseignants ou futurs enseignants mettent en œuvre des pratiques d’enseignement intégrant la métacognition (Barbier et Colognesi, 2024; de Kock et al., 2005; Spruce et Bol, 2015), malgré les bénéfices de telles pratiques montrés par de nombreuses recherches (de Boer et al., 2018; Donker et al., 2014). Pour implanter la métacognition dans leurs pratiques, les enseignants ont notamment besoin de croire que c’est pertinent pour leurs élèves et que c’est possible à mettre en place dans leur contexte d’enseignement (Braund, 2019; Braund et Soleas, 2019; Portelance, 2002). La promotion par la formation initiale de croyances allant dans ce sens chez les futurs enseignants (FE) est donc un enjeu important. Ce mémoire cherche à contribuer aux travaux encore naissants concernant les croyances des FE sur la métacognition en investiguant deux questions de recherche : (1) « Quelles sont les croyances des FE du secondaire inférieur à propos de la métacognition en première année et en fin de formation initiale ? » et (2) « Comment ces croyances évoluent-elles au cours de la formation initiale, avec ou sans un dispositif de formation spécifique ? » Pour y répondre, des analyses descriptives et inférentielles (tests t, ANOVA mixtes) ont été appliquées dans le cadre d’une étude quasi-expérimentale longitudinale dans laquelle des FE ont répondu deux à six fois à une échelle mesurant leurs croyances tout au long de leur formation initiale. Une partie d’entre eux (le groupe FEM) a bénéficié d’un dispositif de formation facilitant l’engagement dans la métacognition (FEM), les autres ont vécu le dispositif de formation habituel (groupe habituel). Les résultats suggèrent que les croyances des FE relatives à la métacognition sont positives du début à la fin de leur formation. Elles évoluent légèrement de manière positive au cours de la formation, et ce d’autant plus pour le groupe FEM. Cependant, la trajectoire d’évolution des FE du groupe habituel ayant répondu aux six temps de mesure montre une tendance au retour vers les croyances initiales durant la dernière année de formation. Ces résultats ouvrent de nouvelles questions sur la raison de ces changements et sur les influences complexes entre croyances, connaissances et pratiques, que de futurs travaux déployant une approche mixte (qualitative et quantitative) et incluant davantage de FE pourraient éclairer.