Epidémiologie du cancer du pancréas en Belgique entre 2004 et 2016 : étude temporelle de l'incidence
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- Contenu : Ces dernières années, un certain nombre d’études ont évalué l’efficacité des traitements de l’adénocarcinome du pancréas, peu se sont penché sur l’étude des étiologies non clinques potentielles, mais aucune étude sur la distribution temporelle du cancer du pancréas n’a été réalisée en Belgique. Le but de cette étude est d’évaluer les tendances temporelles de l’incidence du cancer du pancréas de tous types, de la population belge, pour les provinces et régions belges entre 2004 et 2016. Méthodes : Nous réalisons une étude populationnelle, les données ont été fourni par le Registre Belge du Cancer. Nous étudions l’évolution temporelle de l’incidence du cancer pancréatique par sexe, par âge, par provinces et par régions entre 2004 à 2016. Ensuite, nous standardisons sur l’âge et le sexe et visualisons l’évolution temporelle du taux d’incidence standardisé par cartographie pour les dix provinces belges. Enfin, à l’aide de la régression linéaire, via le ratio du risque relatif de l’incidence par rapport à celui de Bruxelles, nous évaluons la constance de l’évolution temporelle de l’incidence du cancer pancréatique entre les 10 provinces belges et les trois régions entre 2004 et 2016. Résultats : Cette étude montre une tendance croissante de l’incidence du cancer du pancréas en Belgique entre 2004 et 2016, avec un taux d’incidence standardisée moyen pour les 13 années de 37.9 pour 100.000 personnes/années. On observe une évolution différente de l’incidence au fil du temps pour les deux sexes, par un rapport hommes/femmes décroissant entre 2004 (1.15) et 2016 (0.99). La tendance croissante du taux d’incidence brut du cancer pancréatique des belges de plus de 75 ans, est de 30% supérieure par rapport à celle des belges ayant entre 50 et 74 ans. Et de 25.5% supérieure par rapport à celle des belges de moins de 49 ans. La province de Namur montre des taux d’incidence brut et standardisés les plus élevés (45.2) sur la période entre 2004 et 2016. En taux d’incidence standardisée du cancer du pancréas, la Wallonie et Bruxelles détiennent la première place, suivie par la Flandre. Pour Bruxelles entre 2004 (30.5) et 2016 (46.5), pour la Wallonie entre 2004 (30.5) et 2016 (47.5), enfin pour la Flandre entre 2004 (28.8) et 2016 (41.8). Concernant les tendances temporelles, seule la province d’Anvers indique entre 2004 et 2016 une tendance temporelle décroissante constante du risque relatif d’incidence standardisée du cancer pancréatique par rapport à celui de Bruxelles. Avec un coefficient de corrélation, r = -0.596 et une valeur de pente de régression β_1= -0.0158. L’évolution du risque relatif de survenue de l’incidence du cancer pancréatique au fil du temps est moins élevée en Wallonie et en Flandre, par rapport à celle de Bruxelles, entre 2004 et 2016. Et donc, inversement, que Bruxelles détient une évolution du risque de survenue du cancer pancréatique au fil du temps, plus élevée que celle de la Wallonie et de la Flandre. Mais, ces résultats n’ont pas été statistiquement significatifs. Enfin, l’incidence du cancer du pancréas ne semble pas augmenter en parallèle entre 2004 et 2016 pour les trois régions belges.