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Incontinence urinaire chez la femme post-ménopausée : levons le tabou ! Quels sont les freins à la recherche de soins et les attentes des patientes de la consultation de médecine générale concernant cette symptomatologie ? Etude qualitative par des entretiens semi-dirigés chez des patientes suivies dans l’arrondissement de Charleroi

(2023)

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Abstract
Introduction : L’incontinence urinaire est définie par la perte d’urine involontaire. Sa prévalence chez la femme augmente avec l’âge. Cette symptomatologie affecte négativement la qualité de vie par son impact bio-psycho-social. Or, la littérature montre qu’elle est sous-diagnostiquée et que les patientes rapportent peu leurs symptômes aux soignants. Les obstacles inhérents au médecin généraliste sont connus, nous nous sommes penchée sur les freins à la recherche de soins et les attentes des patientes souffrant d’incontinence urinaire. Pour parvenir à traiter l’incontinence urinaire, il faut d’abord la dépister. Méthodes : Cette étude qualitative interroge, via un entretien semi-dirigé, neuf patientes, post-ménopausées, vivant et étant suivies au niveau médical dans l’arrondissement de Charleroi (FAGC) et souffrant d’incontinence urinaire. La participante était interrogée au sujet de sa motivation à participer à l’étude, de sa propre expérience médicale de l’incontinence urinaire (symptomatologie, bilan complémentaire, dépistage, traitements, émotions, craintes). L’analyse des données a été réalisée par la théorie ancrée en classant les verbatims retranscrits par catégories conceptualisantes. Résultats : Six catégories sont ressorties afin d’expliquer le déficit de prise en charge de l’IU en médecine générale. Les patientes ont une perception biaisée de l’IU, considérée comme physiologique. Elles recherchent l’information via des sources nonmédicales, compliquant le dépistage. La symptomatologie est longuement banalisée en raison de la gêne. Les patientes doutent de l’intérêt et des compétences du MG pour la mise au point de leur symptomatologie. La consultation médicale est perçue comme étant curative et non pas préventive. Elle ne se justifie que lors que l’IU touche à la qualité de vie. Conclusion : Nous avons démontré que les patientes attendent de leur médecin généraliste qu’il soit actif pour prévenir les symptômes d’IU (en transmettant aux patientes une information adaptée selon leur âge), qu’il dépiste de façon ciblée les patientes à risque d’en souffrir et qu’il maintienne une relation patient-médecin adéquate permettant à la patiente de lui faire part de ses symptômes.

Citations

Ranwez, P. (2023). Incontinence urinaire chez la femme post-ménopausée : levons le tabou ! Quels sont les freins à la recherche de soins et les attentes des patientes de la consultation de médecine générale concernant cette symptomatologie ? Etude qualitative par des entretiens semi-dirigés chez des patientes suivies dans l’arrondissement de Charleroi. https://dial-mem.test.bib.ucl.ac.be/handle/2078.2/37604