Caractéristiques cliniques et radiologiques dans la polyarthrite rhumatoïde séronégative
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- RÉSUMÉ Objectif Une polyarthrite rhumatoïde (PR) séronégative est caractérisée par l’absence de facteur rhumatoïde (FR) et anti-peptides citrullinés (anti-CCP) au moment du diagnostic, ces marqueurs peuvent être négatifs au cours de la PR débutante, puis se positiver au cours de l’évolution. L’objectif de notre étude est de déterminer le profil clinique et radiologique d’une PR séronégative et de définir son évolution clinique. Matériels et méthodes Ce travail consiste en l’analyse rétrospective d’une série de 112 patients, souffrant d’une PR débutante, recueillis dans le service de rhumatologie au clinique universitaire Saint Luc et ayant bénéficié d’un traitement de fond classique et/ou de la biothérapie. Le diagnostic de la PR a été retenu selon les critères cliniques, biologiques (présence de syndrome inflammatoire, FR négatifs, ACPA négatifs) et radiologiques. Résultats Les patients étaient majoritairement du sexe féminin, avec un pourcentage de 67%. L’âge moyen de début des plaintes chez 41% de nos patients était entre 40 et 60 ans. Une période de 3 à 12 mois (environ 60%) séparait le moment entre l’apparition des premiers symptômes et le diagnostic avec la prise en charge. Chez seulement 12 % de nos malades, un membre de la famille était suivi pour une maladie rhumatismale inflammatoire ou de système. Environ 20% de nos patients étaient fumeurs. Chez 54% des patients, le nombre d’articulation douloureuse variait entre 1 et 11, avec une moyenne de 5,56. Le TJC 28 était en moyenne 4,36 articulations douloureuses chez 54% des patients, un minimum de 0 articulation douloureuse chez 11 %, et un maximum de 28 articulations douloureuses chez 2%. Une moyenne de 5,31 articulations gonflées a été retrouvée chez 61% des patients. Le SJC28 variait entre 1 et 8 chez 58% des patients avec une moyenne de 4,29. La moitié des malades avait un syndrome inflammatoire biologique (CRP élevée). 12 % des patients avaient des AAN positives. Les explorations d’imagerie étaient dominées par la radiographie conventionnelle. Seulement 24 % de nos patients ont bénéficié d’une IRM. Des érosions radiologiques ont été retrouvées chez 26% des patients. L’étude de DAS28 témoigne que 39% des malades souffraient d’une PR très active, 38% avaient une PR d’activité modérée, et seulement 9% avaient une faible activité. L’évaluation, par l’indice de HAQ, soulignait un score normal chez 42% des malades, quelques difficultés chez 37%, beaucoup de difficultés chez 16%, et une incapacité chez 1 % d’entre eux. Conclusion Le diagnostic de PR séronégative peut toutefois être posé si les patients présentent de forts symptômes articulaires, notamment des douleurs, des gonflements et des raideurs, avec les caractéristiques radiographiques classiques et l'élévation des marqueurs inflammatoires. Notre but ultime est d’insister sur l’importance d’un diagnostic précoce et ciblé dans la PR. Celle-ci possède le pronostic le moins sévère à long terme, mais seulement si une prise en charge adaptée n’est pas retardée.