ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Etude rétrospective des réponses complètes des cancers localement avancés (T3, T4) du rectum après radio-chimiothérapie néo adjuvante.

(2024)

Files

demahieu_Martin_89042100_2023-2024.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 1.93 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Le cancer colorectal est le 3ème cancer le plus fréquent et la 2ème cause de mortalité parmi les cancers. En 2020, 935 173 personnes sont décédées d’un cancer colorectal (1). En Belgique, 8500 nouveaux cancers colorectaux sont diagnostiqués chaque année dont 2400 personnes diagnostiquées chaque année avec un cancer du rectum (1). La survie à 5 ans des cancers du rectum s’élève à 66,6% en Belgique. Les Traitements ont progressivement évolué : chirurgie seule, radiothérapie adjuvante puis néoadjuvante, TME. Or depuis 2004, une nouvelle perspective prend de plus en plus d’ampleur, le W&W. Cette approche conservatrice ou « organ sparing » consiste à éviter l’intervention chirurgicale en se basant sur la réponse clinique complète de la tumeur après traitement néoadjuvant dit total ou « total neoadjuvant treatement » (TNT). Trois importantes études ont permis de mettre en avant cette méthode : RAPIDO, Prodige-23 et OPRA. Chacune proposant un schéma avec ses points forts et ses points faibles. Aux CUSL, dans le passé, les patients étaient traités par CRT (45 à 50 Gy en 25-28 + 5-FU radio sensibilisant). Un total de 23/152 (15,1%) cCR ont été mis en évidence entre 2015 et 2022, parmi-eux, 9 (5,9%) patients seront suivi en W&W à partir de 2018. De plus, un total de 27/152 (17,7%) pCR ont été mis en évidence entre 2015 et 2022. A partir de 2021, 12 patients ont été traités par le schéma RAPIDO. Parmi-eux, 5/12 (41,6%) ont répondu complètement et sont suivis selon W&W. Trois d’entre eux (25%) sont encore en W&W. A partir 2022, 15 patients ont été traités par le schéma OPRA. Parmi eux, 12/15 (80%) ont été en réponses cliniques complètes. 11 patients sont suivis selon W&W. 8/15 (53,3%) sont encore en W&W. Les courbes d’estimation de Kaplan-Meier ne montrent pas de différences significatives pour la survie globale (91% vs 90,9% vs 100%, p=0,493) et le taux de récidive (17,8% vs 18,2% vs 12,5%, p=0,363) entre CRT, RAPIDO et OPRA. Cependant, il existe une différence significative pour la survie sans maladie (74,9% vs 63,6% vs 65,9, p<0,0001) et la survie sans TME (5,8% vs 20,8% vs 45,5%, p<0,001). En conclusion, cette étude se place dans la continuité de préservation d’organe pour les cancers localement avancés du rectum. La description de réponses pathologiques avec la CRT classique, l’augmentation progressive des réponses cliniques complètes avec RAPIDO et OPRA, la préservation d’organe chez la moitié (8/15) des patients avec OPRA, la bonne tolérance comparée à RAPIDO, et le pronostic oncologique similaire renforcent et justifient cette méthode ambitieuse menée aux CUSL