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Le diabète sucré comme facteur de risque des infections urinaires chez les transplantés rénaux

(2024)

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Introduction : La transplantation rénale s'accompagne d'un risque accru d'infections post-greffe, en particulier des infections urinaires (IU). La prévalence de ces IU chez les receveurs d'allogreffes rénales varie largement, reflétant des différences dans les critères diagnostiques. Les facteurs de risque comprennent le genre, l'âge, l'état du système immunitaire, les spécificités de la transplantation, et certaines comorbidités, dont le diabète. Bien que le diabète soit une cause d'insuffisance rénale et qu'il affecte la régulation du glucose après la transplantation, peu d’études se sont penchées en sur son impact dans l'apparition des IU chez les transplantés rénaux. Cette étude se concentre principalement sur l'impact du diabète sur la survenue et la sévérité des IU. Nous cherchons également à déterminer si des biomarqueurs du diabète peuvent servir de facteurs pronostiques pour ces IU. Enfin, nous explorerons les profils microbiologiques des IU chez les patients transplantés rénaux. Méthodologie : Dans cette étude, 299 patients transplantés rénaux ont été analysés pour évaluer l'impact du diabète pré- et post-transplantation (NODAT) sur les IU. Les patients ont été catégorisés en : Diabétiques pré-transplantation (n = 80), NODAT (n = 56), et non-diabétiques (n = 163), avec une identification spécifique des cas d'IU (n = 101). Les critères d'inclusion étaient les adultes de plus de 18 ans ayant subi une transplantation rénale entre 01/01/2018 et 31/12/2022, en excluant les greffes combinées et les patients de moins de 18 ans. Sur les 101 patients identifiés avec des infections urinaires, 33 (41.2%) étaient diabétiques pré-transplantation, 22 (39.3%) NODAT, et 46 (28.2%) non-diabétiques. Les analyses ont porté sur l’identification des facteurs de risque et de sévérité des IU, en utilisant des indicateurs cliniques, et sur l’association des biomarqueurs diabétiques avec les IU. Résultats : L'analyse portant sur les 299 patients transplantés rénaux a révélé une prévalence significativement plus élevée d'IU chez les diabétiques pré-transplantation (41.2%) et les patients NODAT (39,3 %), comparativement aux non-diabétiques (28,2 %, p-value = 0.04). Le diabète pré-transplantation était un facteur de risque de survenue d'IU significatif (HR ajusté de 1.7, IC 95% : 1.1 - 2.7), de manière similaire mais non significative le NODAT présentait un HR de 1.2 (IC 95% : 0.7 – 1.9). D’autres facteurs de risque des IU ont été mis en évidence comme le genre féminin (HR = 1.8, IC 95% : 1.2 - 2.7), le sondage urinaire (HR = 1.9, IC 95% : 1.2 - 3.1) ainsi que l’obésité (HR = 2.5, IC 95% = 1.1 - 5.7). La survie des patients diabétiques pré-transplantation en présence d’IU a diminué significativement au fil du temps, atteignant 62.9 % à la fin du suivi. En comparaison, les patients NODAT et non-diabétiques ont maintenu une survie plus élevée (100 % et 84.9 % ; p-value = 0.04). La survie du greffon n’a pas montré de différences significatives entre les catégories. La glycémie moyenne a été le seul biomarqueur du diabète associé à un risque accru d’IU (OR = 1.2 ; IC 95% 1.05 – 1.3). Escherichia coli était le microorganisme isolé le plus fréquent, en majorité multirésistant, en particulier chez les patients diabétiques pré-transplantation. Discussion : Le diabète pré-transplantation, constitue un facteur de risque significatif pour la survenue d’IU et peut avoir un impact négatif important sur la survie des transplantés rénaux. Les données suggèrent une relation complexe entre le contrôle glycémique et la prévalence des IU. D'autres facteurs d’occurrence des IU, tels que le genre féminin, le sondage urinaire et l'obésité, ont également émergé comme des éléments de prédiction significatifs.