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L'interprétation des signes dans la schizophrénie : une comparaison entre Jung et Lacan

(2024)

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Ce travail théorique s'intéresse à l'impact que peuvent avoir les idées de référence sur le monde social des individus schizophrènes. Pour cela, nous comparons deux théories psychanalytiques sur la définition de la schizophrénie. La première est celle de Jung. Nous nous intéressons à sa conception de cette pathologie qu’il propose avec la théorie des complexes. Pour l’auteur, un complexe est un ensemble d’idées formant une structure dans la psyché. Il se base sur une tonalité émotionnelle particulière. Il est l’élément à la base de nos associations psychologiques. Il est le plus souvent pathologique et nous en avons tous. La schizophrénie serait due à la présence stable et permanente d’un complexe puissant déconnecté des autres. Cela expliquerait les symptômes positifs et négatifs de la pathologie. Les idées de référence seraient provoquées par ce complexe qui assimilerait des éléments anodins comme significatifs. Une mise en parallèle est faite avec le concept de synchronicité. Nous faisons la proposition que les idées de référence et la synchronicité semblent similaires au premier abord mais sont, finalement, différentes car les premières sont dues à une assimilation trop grande et forcée du complexe pathologique. A l’inverse, dans le cas de la synchronicité, l’association se réalise à travers l’activation d’un archétype et repose sur un plan acausal. La seconde théorie psychanalytique que nous abordons est celle de Lacan. Nous nous intéressons notamment à sa conception de la psychose et de la schizophrénie à travers le rapport du sujet à l’Autre et la forclusion du Nom-du-Père. La proposition lacanienne suppose que l’Autre a disparu chez les personnes schizophrènes. Pour expliquer les idées de référence à travers cette approche, nous faisons une hypothèse se déroulant sur trois points. D’abord, nous supposons que l’Autre est toujours présent chez certains individus schizophrènes car les idées de référence semblent nécessité sa présence. Ensuite, nous émettons l’idée que l’Autre est variable chez d’autres personnes schizophrènes, notamment celles qui alternent des phases catatoniques avec des phases non-catatoniques. Enfin, conformément à l’approche lacanienne, nous constatons que l’Autre est absent chez les patients avec qui le contact est difficile. Dans ces cas, les idées de référence ne sont pas présentes dans le tableau clinique. Le monde social des sujets est donc impacté de plusieurs manières. Pour Jung, le complexe dominant va entraîner une rigidité comportementale et les idées de référence vont avoir pour fonction de l’alimenter. Ceci peut entraîner des perturbations dans les différentes sphères de vie de l’individu. Dans la théorie lacanienne, les idées de référence viennent témoigner de la présence de l’Autre chez le sujet. Ceci est important car la rencontre relationnelle repose alors sur le même ordre symbolique. Quand il n’y a pas d’idées de référence ou d’autres symptômes qui en témoignent dans le tableau clinique, l’interaction paraît plus difficile car l’Autre est supposément absent.