Comment les assistants sociaux arbitrent-ils les contraintes institutionnelles et les exigences d’implication émotionnelle dans l’accompagnement des bénéficiaires ? Une étude dans les Centres Publics d’Action Sociale
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- Que font les assistantes sociales et les assistants sociaux de leurs propres émotions ? Pour nous intéresser à cette partie invisible de leur métier, nous avons formulé la question de recherche suivante : « Comment les assistants sociaux arbitrent-ils les contraintes institutionnelles et les exigences d'implication émotionnelle dans l'accompagnement des bénéficiaires ? » en choisissant le terrain des Centres Publics d’Action sociale. Nous sommes partis du postulat proposé par Benelli et Modak, qui considèrent l’existence d’une économie émotionnelle ayant un coût et assumée par les assistants sociaux et les assistantes sociales (Benelli & Modak, 2010), pour tenter de visibiliser l’implication émotionnelle et relationnelle nécessaire au travail social. Notre travail s’inscrit dans une démarche qualitative mobilisant la méthode de l’entretien individuel et l’analyse thématique de nos données. De cette analyse, il ressort que la question des émotions en C.P.A.S. nous invite à prendre en compte que les différents niveaux, individuel, relationnel, collectif, organisationnel, sociétal, politique sont touchés et peuvent être analysés par ce prisme aussi particulier que complexe. Nous avons identifié trois tensions majeures et trois thèmes émergents du récit des assistants sociaux interrogés. Pour terminer, nous avons formulé trois recommandations qui pourraient produire des effets positifs sur le bien-être au travail dans les C.P.A.S.