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Quelle place occupent les émotions et les affects dans les pratiques d'accompagnement des jeunes et quels sont les freins à leur usage ? Enquête auprès d'un groupe de travailleur·euse·s de deux associations de jeunesse d'un même territoire.

(2023)

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Le mémoire porte sur l’investigation de la place de l’affectivité, de son intérêt et des freins à son usage, dans les pratiques d’accompagnement des jeunes dans un cadre non mandaté, à savoir : une AMO (service d’Action en Milieu Ouvert) et une Maison de Jeunes d’un même territoire. A travers la méthodologie d’analyse en groupe réalisée avec une dizaine de travailleur·euse·s des deux associations, la recherche a permis de démontrer la place centrale qu’occupent les émotions et les affects dans leurs pratiques, mais aussi d’éclairer tout ce qui invisibilise et freine leur utilisation. Les normes émotionnelles au sein de notre société, plus particulièrement la « bonne distance » usitée en travail social, et la nature invisible du « travail vivant », agissent comme deux paravents devant cette dimension du métier et compliquent son intelligibilité et sa lisibilité. Par ailleurs, la posture d’accompagnement requiert de la part des travailleur·euse·s sociaux une certaine proximité, il leur est demandé d’agir « au plus près » du jeune et de ses besoins et de s’engager dans la relation en mobilisant des dispositions personnelles. Cette norme entremêlée à celle de distance peut générer un paradoxe susceptible d’engendrer un ensemble d’effets nuisibles pour les travailleur·euse·s, dans la relation avec le public et entre collègues, ainsi que dans les pratiques et l’atteinte des missions. Fondamentalement, ces difficultés empêchent de penser pleinement l’affectivité comme un outil de travail qu’il conviendrait d’affuter. Cette exploration, au vu des différences observées entre les deux terrains, a également permis de comprendre que la place des émotions et leur utilisation dans la relation professionnelle doivent être reconnues et collectivement prises en compte par l’organisation afin de soutenir le bien faire et le bien-être des professionnel·le·s dans l’exercice de leur métier. Sortir ce débat des zones informelles du travail social devrait permettre de faire des « sensibilités en actes » un outil collectivement assumé, réfléchi et ciselé au service du public, des travailleurs et des missions.