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Nizet_Julie_18971400_2020-2021.pdf
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- Résumé : Introduction : L’embolie pulmonaire (EP) aiguë, affection fréquente et potentiellement létale, nécessite un diagnostic rapide par un test sensible et spécifique. Le CT spectral, récemment introduit aux CUSL, ouvre de nouvelles possibilités diagnostiques mais également de compréhension des implications cliniques et pronostiques de l’EP, grâce à l’utilisation des reconstructions monochromatiques et des cartographies d’iode. Ces nouvelles modalités pourraient trouver une place particulièrement utile dans l’approche des examens de qualité suboptimale et dans l’évaluation des EP sous-segmentaires, dont non seulement le diagnostic est reconnu comme difficile, mais également la nécessité de traitement et la signification pronostique restent débattues. Objectifs : Investiguer l’apport de la technologie double-énergie dans le diagnostic de l’EP aiguë, par l’analyse des reconstructions monochromatiques et des cartographies d’iode. L’intérêt se porte notamment sur le diagnostic des EP sous-segmentaires. Déterminer la performance des radiologues non thoraciques dans le diagnostic des EP périphériques, en comparaison aux radiologues thoraciques. Matériel et méthodes : Création par l’étudiante d’une base de données à partir d’une liste d’examens réalisés sur le CT spectral IQon (IQon, Philips Healthcare, Cleveland, OH) aux CUSL entre le 03 mai 2016 et le 31 décembre 2018, classés par l’unité ayant demandé l’examen. Mesures de densités en UH par l’étudiante, à chaque niveau de l’arbre artériel pulmonaire bilatéralement, pour chacun des examens positifs pour EP (n=291). Revue des examens positifs pour EP segmentaire ou sous-segmentaire (n=152) par un radiologue thoracique, en simple aveugle et de manière aléatoire, portant sur la confirmation de l’EP, le niveau proximal de l’EP, le caractère unique ou multiple de l’EP, le caractère occlusif ou non de l’EP, la présence ou l’absence d’infarctus. Comparaison des performances des radiologues non-thoraciques, des radiologues thoraciques, des radiologues thoraciques seniors et thoraciques juniors suite à la relecture par le radiologue expert. Résultats : La prévalence de l’EP dans notre cohorte est de 19%. Les radiologues non thoraciques étaient en accord dans 50% des cas avec le relecteur radiologue thoracique expérimenté, et les radiologues thoraciques étaient en accord dans 73.5% des cas avec le relecteur. Au total, 6.6% des examens ont été réinterprétés comme faux positifs. Le taux de faux positifs chez les radiologues non- thoraciques était de 11.1% contre 4.1% chez les radiologues thoraciques. Conclusion : L’apport du CT spectral au diagnostic de l’EP est prometteur. Une homogénéisation des critères de définition, de diagnostic et de description des EP périphériques est nécessaire. Les examens positivés pour EP sous-segmentaire devraient faire l’objet d’un second avis, si possible par un radiologue thoracique expérimenté. Abstract : Background: Acute pulmonary embolism (PE), a common and potentially lethal disease, requires a highly sensitive and specific diagnostic test. Spectral CT, recently introduced at CUSL, opens new diagnostic possibilities as well as new understandings of clinical repercussions and prognosis of PE, with help from virtual monoenergetic images and iodine maps. Objectives : To investigate the incremental benefits in the diagnosis of PE, using virtual monoenergetic images and iodine maps provided by Spectral CT. Main attention is focused on the diagnosis of subsegmental PE. To compare the diagnoses of peripheral PE made by thoracic and non-thoracic radiologists. Materials and methods : Creation by the student of a database from a list of IQon Spectral CT (IQon, Philips Healthcare, Cleveland, OH) examinations obtained at CUSL between 3rd May 2016 and 31st December 2018, sorted by the departments that requested the examination. The medical student performed quantitative measurements of attenuation (HU) on each examination reported as positive for PE (=291), bilaterally at each level of the pulmonary vasculature. Review of the positive examinations for segmental or subsegmental PE (n=152) was performed by a thoracic radiologist in a single-blinded and random manner. The purpose was to confirm or refute the presence of PE, define the proximal level of PE, whether PE was single or multiple, occlusive or non-occlusive and the presence or absence of pulmonary infarction. Comparisons were made of the performances of thoracic and non-thoracic radiologists, and of junior and senior thoracic radiologists, following the review by the expert radiologist. Results : Prevalence of PE in our retrospective cohort was 19%. Non-thoracic radiologists diagnosis matched the reviewing expert thoracic radiologist diagnosis in 50% of cases, and thoracic radiologists diagnosis matched the reviewing expert thoracic radiologist diagnosis in 73.5% of cases. Furthermore 6.6% of examinations were reviewed as false positive. The rate of false positives amongst non-thoracic radiologists was 11.1%, compared to 4.1 % amongst thoracic radiologists. Conclusion : The incremental benefits provided by Spectral CT in the diagnosis of PE are promising. A standardization of the diagnostic methods, terms of description and criteria of definition of peripheral PE is necessary. In cases of positive diagnoses of subsegmental PE, a second opinion should be sought, if possible from an experienced thoracic radiologist.