Intérêt de l'utilisation de la témocilline et de l'association piperacilline-tazobactam dans les infections médiées par des entérobactéries productrices de céphalosporinases de type AmpC
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- Introduction et objectif : Certaines entérobactéries peuvent produire des β-lactamases de type AmpC, une enzyme de résistance codée par des gènes portés sur leur chromosome ou sur un plasmide. Après exposition à certaines β-lactamines, la production de céphalosporinases de type AmpC peut devenir déréprimée. L’acquisition de cette mutation entraine une résistance à de nombreux antibiotiques et peut conduire à des échecs cliniques et bactériologiques. L’émergence des carbapénèmases engendrant une menace pour la santé publique, il est impératif de trouver des alternatives valables aux carbapénèmes. Cette étude cherche ainsi à répondre à la question de l’intérêt de la témocilline et de l’association piperacilline-tazobactam comme traitement des infections à entérobactéries productrices de céphalosporinases de type AmpC. Matériel et méthodes : L’étude a été réalisée de façon rétrospective. Elle est basée sur une cohorte issue de la population des Cliniques universitaires Saint-Luc et couvre la période du 01 janvier 2015 au 31 décembre 2018. Elle s’intéresse uniquement aux bactériémies à Enterobacter aerogenes, Enterobacter cloacae, Citrobacter freundii et Hafnia alvei. Les outcomes primaires sont : l’échec bactériologique et l’échec clinique (mortalité à 30 jours et nécessité de reprendre l’antibiothérapie à la fin de la prescription initiale). Les outcomes secondaires sont : la mortalité à 7 jours, la nécessité d’incrémenter l’antibiothérapie endéans les 7 jours, l’état fébrile et les récidives. Résultats : Aucune différence statistiquement significative concernant l’échec clinique, l’échec bactériologique, l’état fébrile ou les récidives n’ont été mises en évidence au sein de cette étude. Aucune mortalité à 7 jours ou d’incrémentation de l’antibiothérapie n’ont été rapportées au sein de la cohorte. Conclusion : Au vu de la taille réduite de son échantillonnage, cette étude n’a pu démontrer de façon statistiquement significative la place de la témocilline et de l’association piperacilline-tazobactam comme alternative aux carbapénèmes. Néanmoins, elle ne peut pas non plus conclure à leur inefficacité. Des études de plus large envergure seraient intéressantes pour étoffer la littérature où le rôle de ces antibiotiques dans le traitement des infections à entérobactéries productrices de céphalosporinases de type AmpC est encore à définir clairement.