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Les médecins généralistes dans le rôle de conseil d’activité physique chez les patients sédentaires : freins et pistes résolutives

(2021)

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Abstract
Contexte : La sédentarité est décrite par l’OMS comme le 4e facteur de risque de mortalité. En Belgique, 56.3% de la population de 15 à 64 ans présentent un comportement sédentaire et 28,8 % des Belges courent un risque de santé en raison du manque d’activité physique. Seulement une personne sur deux déclare être encouragée par leur médecin à faire du sport. Dans la littérature existante, il a été annoncé que le taux de conseil reste faible. Objectifs : Comprendre les limitations rencontrées par les médecins généralistes dans le conseil de l’activité physique auprès de patients sédentarisés. Détection de quelques pistes résolutives pour l’amélioration du taux de conseil. Méthodologie : Une étude qualitative au moyen d’entretiens semi-dirigés a été menée. Une analyse par théorisation ancrée et une consultation de la littérature ont été appliquées pour répondre à l’objectif de l’étude. Résultats : Neuf participants médecins généralistes ou assistants font partie de l’échantillon de l’étude. Divers freins en matière de conseil ont été évoqués. Des éléments liés aux médecins généralistes eux-mêmes : le manque de définition de sédentarité et de connaissance des recommandations, la paperasserie, le manque de temps et motivation, l’information et leur niveau d’activité physique. Des freins que les praticiens ont attribués aux patients : le financier, les habitudes, la motivation, le temps, les conditions physiques. Des freins externes : la météo, la multidisciplinarité, la responsabilité de la prescription notamment. Des pistes sont ressorties : l’entretien motivationnel, la centralité du médecin, le cadre collaboratif. Conclusion : Il y a une interconnexion évidente entre les différents mécanismes de freins et un ordre de grandeur. Une seule méthode résolutive ne suffira pas à changer les habitudes.