ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Les biais médiatiques et le journalisme international : une étude comparative du discours de presse en France et aux États-Unis sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022

(2023)

Files

Blouin_519025_2023.pdf
  • Closed access
  • Adobe PDF
  • 2.35 MB

Blouin_519025_2023_Annexe1.pdf
  • Closed access
  • Adobe PDF
  • 69.7 KB

Blouin_519025_2023_Annexe2.pdf
  • Closed access
  • Adobe PDF
  • 153.11 KB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Le 24 février 2022 marque le lancement de l’offensive militaire russe en Ukraine. Préambule d’une possible nouvelle guerre à grande échelle, la reprise de la guerre russo-ukrainienne annonce la plus grande menace pour la paix en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. La complexité des origines du conflit et l’ensemble des relations politiques, économiques et diplomatiques sur la scène internationale, notamment entre l’Occident et la Russie, brossent un portrait complexe des dynamiques de pouvoir qui façonnent la structure du conflit, sa perception et sa médiatisation. Afin de mieux comprendre le traitement de l’information sur ce conflit, nous nous attardons aux principes de l’agenda-setting et du cadrage qui avancent que les médias fixent l’ordre d’importance des préoccupations (Shaw & McCombs, 1972 ; Côté, 2010 ; Potvin, 2017), conjointement au gatekeeping qui repose sur le pouvoir d’une instance en position d’autorité qui influence la sélection et le traitement éditorial de l’information présentée (White, 1950). Pour ces raisons, nous nous intéresserons à la distinction de la couverture de presse réalisée par des quotidiens de la France et des États-Unis lors de certains évènements saillants du conflit entre l’Ukraine et la Russie, se déroulant entre le 24 février 2022 et le 22 novembre 2022. L'analyse comparative se concentre sur un échantillon d’articles (n=1015) provenant des journaux américains, The New York Times et The Washington Post, et français, Libération et Le Figaro, en raison de leur relation géopolitique bien distincte avec la Russie. Plus précisément, l'étude s’intéresse à la présence potentielle de biais médiatiques dans le traitement journalistique en lien avec le conflit ukrainien. L’objectif est de savoir si le discours de presse américain et français est biaisé, notamment par la sélection des sujets couverts ou rejetés, par le choix des sources utilisées, l’usage d’un langage connoté, la taille des articles alloués au conflit, l’angle et la tournure dont les évènements et les enjeux sont présentés ou encore par la visibilité d’un sujet ou d’une entité. Pour ce faire, nous avons réalisé une analyse de contenu à partir de différentes variables. Nos observations nous ont permis de mieux comprendre l’angle de traitement et l’approche journalistique retenus par les médias sélectionnés. L’objectif de recherche est de réaliser une analyse de contenu permettant de porter un regard critique sur le rôle du journalisme international dans l’espace public ainsi que sur la pratique des journalistes sur la scène internationale et sur les défis de couverture des conflits. À la lumière de nos observations, nous sommes en mesure de dégager deux constats en lien avec le traitement journalistique et la couverture de presse du conflit russo-ukrainien. Premièrement, nous remarquons la présence de biais de déclaration. Deuxièmement, nous décelons des biais de couverture par la mise à l’agenda de l’information présentée. Notre analyse nous amène à conclure que la couverture de la guerre russo-ukrainienne est biaisée, mais de manière beaucoup plus subtile et discrète qu’anticipé. Par ailleurs, même si notre étude révèle un biais de couverture par la mise à l’agenda et le cadrage de l’information présentée, les journalistes font preuve d’un traitement journalistique considérablement équilibré. La couverture du conflit russo-ukrainien reste cohérente avec les principes fondamentaux du journalisme comme la rigueur et la vérité plutôt que de mettre de l’avant l’opinion du journaliste afin d’influencer et persuader les lecteurs.