La dimension cosmique du salut selon Adolphe Gesché : résonances écologiques
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- La rencontre entre projet d’écologie et patrimoine chrétien sur la place publique, on ne le dira jamais assez, est marquée par un fond de polémique déclenché par Lynn White Towsend Jr, où le christianisme a été questionné sur ses postures anthropocentriques. La confession du credo en matière du salut n’apaise pas d’emblée le débat : « Τὸν δι’ ἡμᾶς τοὺς ἀνθρώπους καὶ διὰ τὴν ἡμετέραν σωτηρίαν… Pour nous les hommes et pour notre salut, il descendit du ciel ». Dès lors, comment envisager une articulation harmonieuse entre l’idée chrétienne du salut et la question ainsi que le projet écologiques ? Notre travail se propose de trouver dans la pensée cosmique du salut développée par Adolphe Gesché, prioritairement dans le volume "Le cosmos", une ressource en faveur du projet écologique. La création par le Verbe de Dieu est présentée comme accordant au cosmos une consistance propre et lui assurant une logique spécifique. Ce qui lui accorde d’être reconnu comme un partenaire du salut de Dieu pour l’humanité. La conséquence en est claire : la responsabilité humaine et surtout chrétienne, découlant et participant de la responsabilité même du Dieu Créateur est de préserver la transcendance constitutive et destinale de toute la création dont le Verbe de Dieu l’a marqué. Et le projet écologique pour lequel cette pensée théologique rejoint déjà l’itinéraire historique et la posture critique d’un certain anthropocentrisme trouve la chance de s’ouvrir à l’espérance de la résurrection de toute la création. Et ce, à rebours de certaines pensées des menaces réelles et/ou projetées qui continûment angoissent les communautés humaines face à l’habitabilité future de la terre, à l’ère de l’anthropocène.