ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

L'impact de la conscience du stigmate sur le bien-être et l'insertion professionnelle des chômeurs

(2023)

Files

Materne_35051800_VanIngelgem_35931800_2023.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 3.72 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Les personnes sans emploi acquièrent une identité sociale négative nuisant à leur santé physique et mentale (Bourguignon & al., 2018) ainsi qu’à leur insertion socioprofessionnelle (Roques, 2004). Des organismes d’insertion professionnelle ont été mis en place par les pouvoirs publics afin de réduire le chômage et d’améliorer l’employabilité des chômeurs, cela en leur permettant de gagner en compétences professionnelles tout en bénéficiant d’un accompagnement psychosocial (Brotcorne, 2016). L’objectif de notre recherche est de mettre en évidence certains aspects des OISP qui pourraient contribuer à un meilleur bien-être et une meilleure insertion professionnelle des chômeurs. En interrogeant les personnes sans emploi, nous avons voulu répondre à la question suivante : « Comment l’organisme qui me forme ou qui me suit dans ma recherche d’emploi se représente le demandeur d’emploi que je suis ? » et à l’effet que cette question pouvait avoir sur elles. Plus précisément, notre étude propose que trois méta-perceptions (relatives aux stéréotypes, à l’attribution causale et à la déshumanisation) jouent un rôle médiateur au regard de la relation qui prend place entre, d’une part, la conscience qu’ont les chômeurs d’être stigmatisés par la société et, d’autre part, leur bien-être ainsi que sur leur insertion professionnelle. Intégrant ces variables (de même que des variables supplémentaires), un questionnaire format papier a été rempli par 173 participants. Si les résultats montrent que les chômeurs conscients d’être stigmatisés par la société en général ont une santé mentale plus faible (i.e. estime de soi), une satisfaction de vie diminuée et accordent une plus grande valeur au travail, les hypothèses de médiations sont toutes infirmées. Nous avons, dès lors, proposé deux modèles alternatifs. Le premier teste le rôle que jouent les méta-perceptions au regard du bien-être et de l’insertion professionnelle. Il apparaît que les chômeurs percevant des stéréotypes positifs à leur égard ont une satisfaction de vie plus importante et recherchent plus activement un emploi. Par ailleurs, en référence à la littérature (Herman & Jourdan, 2005 ; Bourguignon et al., 2007), le second modèle alternatif vérifie le rôle d’autres médiateurs (l’identification au groupe de chômeurs et le “self-distancing) dans la relation entre la conscience du stigmate et l’insertion professionnelle ainsi que le bien-être. Les résultats montrent que l’identification au groupe de chômeurs médie la relation négative entre la conscience du stigmate et l’estime de soi, la satisfaction de vie ainsi que la valeur travail. De plus, le “self group distancing” médie la relation positive entre conscience du stigmate et valeur donnée au travail. Notre mémoire se conclut par une discussion des résultats ainsi que des limites et des pistes futures proposées.