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L’inscription de la parentalité dans l’histoire de vie d’une adulte adoptée : analyse de récits de vie

(2023)

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DumontdeChassart_98642000_2023.pdf
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Dans la littérature existante, nous pouvons retrouver une abondance d'informations concernant les enfants adoptés mais peu d'informations sur les adultes adoptés, en particulier, en ce qui concerne la parentalité. Ce travail a pour ambition de comprendre comment s’inscrit la parentalité dans l’histoire de vie des adultes adoptées. Pour ce faire, la méthode de recherche du récit de vie a été utilisée : des récits de vie de femmes, qui ont été adoptées lors de leur petite enfance et qui sont désormais mères, ont été recueillis. Il ne s'agit pas de chercher à généraliser le propos mais plutôt de s'intéresser à l'expérience de l'adoption et de la parentalité et de comprendre de quelle manière cela s'articule de façon unique chez chaque individu. Il en ressort que la parentalité semble être un évènement très attendu dans l’histoire de vie des femmes adoptées. Le désir d’avoir un enfant biologique semble aussi être prédominant, bien que la pensée d’adopter ne semble pas exclue. Cela permettrait de palier un certain manque ressenti durant l’enfance. Dans le cadre de ce travail, nous parlons d’un certain manque d’amour ou de la recherche d’une certaine réparation en ne répétant pas le schéma vécu. Malgré cela, la parentalité reste une épreuve car elle nécessiterait que la personne se repositionne face à son adoption et sa filiation. Lorsque vient le temps de l’annonce de leur adoption aux enfants, cela semble être plus de l’ordre d’une obligation plutôt qu’un désir de transmettre son histoire. Ensuite, viennent les questions des enfants qui renvoient directement ces femmes à la partie floue de leur histoire et donc, renvoie aussi à une partie de l’identité méconnue. Cela mènerait, dans certains cas, ces personnes à engager des démarches de retrouvaille, peut-être aussi par culpabilité de ne pas savoir donner de réponses à leurs enfants qu’ils ont inscrits dans leur histoire. Certaines transmissions intergénérationnelles sembleraient être présentes dans leur parentalité. Effectivement, dans certains cas, il y aurait une « répétition du manque » vécu dans l’enfance avec ses propres enfants (Ciccone, 2012, p. 117). Finalement, la parentalité mènerait ces personnes à un regard plus empathique envers leur mère biologique, ce qui pourrait mener à un rapport plus serein par rapport à leur adoption.