ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Analyse de l'évolution des capacités de rotation mentale chez les enfants âgés de 5 à 16 ans à la batterie VSAD

(2023)

Files

Aerts_37821700_2023.pdf
  • Closed access
  • Adobe PDF
  • 2.06 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
La capacité de rotation mentale, décrite pour la première fois par Shepard et Metzler (1971), se définit comme la capacité à faire pivoter mentalement un objet en deux ou trois dimensions pour déterminer comment il apparaîtrait s’il était tourné par rapport à sa position d’origine (Hoyek, Collet & Guillot, 2010 ; Linn & Petersen, 1985 ; Newcombe, 2012, Shepard & Metzler, 1971). Elle fait partie des aptitudes spatiales et est essentielle dans la vie de tous les jours, que ce soit pour reconnaître un objet dans une orientation différente, ou pour lire un plan correctement (le retourner mentalement selon notre orientation). Elle s’opère en construisant mentalement une image visuelle, pour pouvoir ensuite la manipuler (Guillot et al., 2009 ; Hoyek et al., 2010). Des études antérieures ont montré que les facteurs de l’âge, du genre ainsi que le statut socio-économique des parents peuvent influencer cette capacité de rotation mentale chez les enfants et chez les adultes. Dès lors, l’objectif de ce mémoire était, à l’aide de deux tâches évaluant la capacité de rotation mentale adaptées aux enfants (la tâche de rotation mentale de la batterie VSAD [Lacroix et al., 2021] et le subtest « Puzzles géométriques » de la NEPSY-II [Korkman et al., 2012]), d’approfondir les effets de l’âge et du genre sur cette capacité chez les enfants âgés de 5 à 16 ans, tout en tenant compte du statut socio-économique des parents. À cette fin, une expérience auprès de 100 enfants tout-venants âgés de 5 à 16 ans a été réalisée. Les résultats obtenus démontrent que les enfants plus âgés sont plus rapides et commettent moins d’erreurs que les enfants plus jeunes lorsqu’ils accomplissent des tâches de rotation mentale, en ligne avec la littérature. Les résultats montrent aussi une meilleure performance des filles les plus âgées de l’échantillon à la VSAD mais cet effet de genre n’a pas pu être vérifié à la NEPSY-II, où aucune différence de genre n’apparaît. Ces constatations qui s’écartent de la littérature semblent reposer sur des causes essentiellement méthodologiques (la complexité réduite des tâches de rotation mentale utilisées et une série de facteurs procéduraux spécifiques aux tests administrés), mais également sur certaines circonstances socio-environnementales particulières. Les résultats montrent aussi un effet positif partiel du statut socio-économique sur les scores à la VSAD et aux « Puzzles géométriques ». Nous mettrons également en avant de nombreuses perspectives futures pertinentes dans le domaine de l’étude de la capacité de rotation mentale chez les enfants, pouvant ainsi continuer de développer la littérature vers une meilleure compréhension du développement de cette capacité.