Le vécu de l'hébergement alterné égalitaire après une séparation parentale : point de vue rétrospectif de jeunes adultes
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- Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, l’introduction de l’hébergement alterné égalitaire émerge dans un contexte sociétal marqué par une transformation des modèles familiaux et des normes en matière de divorce (Merla et al., 2022). Bien que la mise en place d’un hébergement alterné égalitaire semble répondre à l’intérêt de l’enfant en lui permettant de passer un temps équivalent avec ses deux parents, ainsi qu’à la volonté de ces derniers de s’impliquer de manière égale dans son éducation et ses soins, certaines études dressent un tableau plus nuancé des effets de ce mode de garde (Berger et al., 2010, McIntosh et al., 2015, Lee, 2000, Vanassche et al., 2013). Cette enquête a pour objet d’étudier un domaine encore peu exploré par les chercheurs à savoir le point de vue rétrospectif de jeunes adultes sur leur expérience de l’hébergement alterné égalitaire dans le but d’enrichir les connaissances et la compréhension des conséquences de ce mode de garde, et ce jusqu’à l’âge adulte. Cette recherche représente un moyen de donner la parole à ces jeunes leur permettant ainsi de se positionner en tant qu’experts de leur propre vécu. Cette étude a été effectuée par la méthode du récit de vie de recherche et s’est appuyée sur l’interview de cinq participants âgés de 23 à 25 ans. Ce travail contribue à éclairer le lecteur sur les potentielles difficultés psychologiques, relationnelles et personnelles générées par la garde qui subsistent à l’âge adulte et les facteurs de risque ou de protection permettant de prémunir les enfants contre de telles difficultés. De plus, cette recherche met en évidence le rôle substantiel de la forte conflictualité dans le couple, accompagnée de comportements violents, en tant que facteur de risque majeur pour une adaptation défavorable. Enfin, nos conclusions indiquent que certaines répercussions n’apparaissent parfois que tardivement vers la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Ceci explique l’intérêt de mettre en place des approches longitudinales qui faciliteraient ainsi l’élaboration de stratégies d’accompagnement adaptées aux particularités de chaque famille tout en encourageant les instances justicières à prendre en compte les difficultés non seulement présentes mais à venir des enfants.