Comment la charge mentale des volontaires ambulanciers de la Croix-Rouge influence-t-elle leur bien-être dans leur activité de volontaire?
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- Dans ce mémoire, nous allons tenter de répondre à la question de recherche suivante : « Comment la charge mentale des volontaires ambulanciers de la Croix-Rouge influence-t-elle leur bien-être dans leur activité de volontaire ? ». Ce sujet m'est venu suite à ma propre expérience en tant qu'ambulancier dans ce service. Pour ce faire, j'ai effectué des recherches sur la charge mentale, le volontariat et le bien-être au travail et je me suis rendu compte que peu de travaux ou de recherches ont été réalisés sur la charge mentale dans le monde du volontariat/bénévolat. Dans mes recherches, j'ai pu définir la notion de surcharge mentale, qui serait la notion à connotation négative réelle dans ma problématique. J'ai également posé le cadre légal du volontariat, bien légiféré en Belgique, et j'ai pu récolter plusieurs chiffres sur le volontariat et démontrer que le monde du préhospitalier est souvent en première ligne et sujet à des traumatismes physiques et psychologiques. Ensuite, j'ai rencontré des experts pour mieux contextualiser ma question de recherche et j'ai réalisé des entretiens semi-dirigés avec des volontaires ambulanciers de la Croix-Rouge (n=5). Au cours de ces entretiens, j'ai dégagé plusieurs thèmes récurrents (Motivation et engagement, routine quotidienne, compréhension de la charge mentale, impact sur le bien-être et organisation et soutien) et procédé à une analyse croisée de ces thèmes. Cette analyse croisée m'a permis de répondre à ma question de recherche sous deux perspectives différentes. Tout d'abord, d'un point de vue négatif, certaines interventions vécues ou l'accumulation des heures de garde peuvent placer l'ambulancier dans une situation de surcharge mentale, ce qui diminue le plaisir de s'investir en tant que volontaire et accroît la sensation de désarroi ou de tristesse dans leur vie quotidienne. Mais il est évident que ces impacts négatifs sur le bien-être sont insignifiants comparés aux impacts positifs. Ils continuent cette activité, en dépit d'une vie quotidienne déjà bien remplie, par passion pour le métier d'ambulancier et par volonté d'aider les plus démunis, même si la misère humaine rencontrée sur le terrain peut parfois être difficile à vivre. Ils viennent prester leurs heures avec sourire, même parfois après avoir travaillé une journée entière et après avoir rempli toutes leurs tâches familiales. Certains vont prester leurs gardes de manière régulière, ce qui permet un bon équilibre dans leur routine quotidienne, et d'autres vont venir plus ponctuellement, voire même prester beaucoup d'heures par semaine, ce qui leur amène de l'adrénaline et de la satisfaction d'aider leur prochain. Le métier d'ambulancier est souvent mis au bas de la chaîne des professionnels de la santé, et par ce mémoire, je voulais les mettre en avant et les remercier.