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PALA_3522101_2023.pdf
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- L’objet de ce travail porte sur le rapport qu’entretiennent les personnes intersexuées dont les caractéristiques sexuées varient de la norme, avec leur identité de genre. C’est dans les années 1950, en étudiant le cas des enfants intersexués que le terme de « genre » apparait et est depuis lors, utilisé en sciences sociales pour décrire les rapports sociaux. Le corps médical distingue alors le sexe biologique du sexe social et tentera, encore aujourd’hui, d’aligner le sexe, le genre et l’orientation sexuelle des personnes intersexuées à l’aide de diverses techniques de correction des corps que la communauté intersexe politisée nomme des mutilations génitales. En effet, le consentement libre et éclairé des personnes intersexuées est souvent bafoué et, qu’il y ait eu ou pas des mutilations, la structure sociale actuelle ne permet pas aux personnes concernées de se développer dans un environnement épanouissant. De plus, des accompagnements sont rarement proposés et les services de santé mentale ne sont pas qualifiés pour soutenir ces personnes qui sont alors stigmatisées. L’enjeu de ce travail est d’entendre ce que disent les personnes intersexuées de leur identité de genre via la méthode de récit de vie afin de contribuer à une clinique plus à l’écoute des minorités. Le thème concerne l’identité de genre car c’est le moteur des violences perpétrées à l’encontre de ces personnes. Les théories psychanalytiques de Jean Laplanche sont utilisées pour analyser les récits de vie des participant.es. Enfin, ce travail tente de mettre en lumière les parcours différents des participant·es tout en s’alignant à une vision de la psychanalyse au plus près de la singularité du sujet.