Discrimination raciale aux portes de l’Union européenne : comprendre les différences de traitements entre la migration d’origine africaine et la migration ukrainienne. Une étude de cas sous le prisme de la théorie de la sécuritisation.
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- Suite à l’invasion russe en Ukraine, nous avons été témoin d’un élan de solidarité à travers l’Europe, aussi bien de la part des institutions que de la population européenne. Toutefois, lors de précédents mouvements migratoires de grande ampleur, l’accueil des migrants et demandeurs d’asile a été bien différente. En effet, les arrivées en provenance de la Méditerranée centrale ont été considérées comme un danger, un problème de sécurité par certaines personnes. Il y a, dès lors, lieu de poser la question du « pourquoi » cette inhospitalité envers les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile africains et moyen-orientaux qui traversent la route de la Méditerranée centrale alors que les réfugiés ukrainiens sont accueillis à bras ouverts. Dès lors, à travers l’évolution des politiques migratoires de l’Union européenne au cours des trente dernières années, nous allons analyser les actions entreprises afin de comprendre pourquoi il existe des traitements différents en fonction de l’origine des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile. Ainsi, à travers la théorie de la sécuritisation, le traitement médiatique de la migration et les procédures d’accueil aux différentes frontières dans l’Union européenne, soit la Méditerranée, soit l’Ukraine, ce mémoire démontre le paradoxe qui s’affiche à l’échelle du continent où les traitements réservés aux réfugiés ukrainiens différent de ceux réservés aux migrants, réfugiés et demandeurs d’asile d’origine africaine.