Le genre modère-t-il les relations entre l’ostracisme, la santé et les attitudes des étudiant·e·s envers leurs études ?
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- L’ostracisme consiste en un phénomène social et subtil qui engendre une expérience aversive intense pour les individus qui en sont victimes (Cursan, 2014). Il touche toute personne dans la vie quotidienne (Williams, 1997). Cependant, la plupart des études sur ce sujet se concentrent principalement sur le contexte professionnel (Leung et al., 2011 ; Lyu & Zhu, 2017). Cette recherche vise à examiner les liens entre l’ostracisme, la santé et les attitudes académiques de 2214 étudiants universitaires. Plus précisément, différentes régressions linéaires ont été réalisées dans le but d’évaluer la relation entre l’ostracisme et nos quatre variables d’intérêt : les symptômes psychosomatiques, l’humeur dépressive, l’engagement académique et les intentions d’abandon. Par ailleurs, le rôle modérateur du genre a été envisagé dans chacune de ces relations. Les résultats de notre étude indiquent que l’ostracisme est positivement associé aux symptômes psychosomatiques, à l’humeur dépressive et aux intentions d’abandon chez les étudiants universitaires. En revanche, l’ostracisme présente une association négative avec l’engagement académique de ces étudiants. De plus, notre étude a confirmé le rôle modérateur du genre dans la relation entre l’ostracisme et les symptômes psychosomatiques. Cela montre que les hommes sont plus susceptibles de développer ces symptômes en cas d’ostracisme. Le rôle modérateur du genre a également été confirmé dans la relation entre l’ostracisme et les intentions d’abandon, indiquant que ce sont principalement les femmes qui manifestent ces intentions d’abandon.