Le retour au travail sous forme hybride après la pandémie du COVID-19 : une analyse du bien-être des travailleurs à la lumière du modèle JDR.
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- Arrière-plan : Le travail sous forme « hybride » après la pandémie du COVID-19 a gagné en popularité dans beaucoup d’organisations (Appel-Meulenbroek et al., 2022) et est devenu « la nouvelle normalité » pour celles-ci (Pedersen & Bergum, 2023). Si celui-ci apporte de nombreux avantages dont de la flexibilité, il pose également certains défis pour les organisations. Objectifs : Ce mémoire vise à étudier l’impact du retour au travail sous forme « hybride » sur le bien-être des travailleurs (stress et engagement) ainsi que sur leur satisfaction au travail et sur leur intention de quitter. Cette analyse est réalisée grâce au modèle Job Demands-Resources (JD-R) (Schaufeli & Bakker, 2004). Méthodologie : Un questionnaire a été utilisé afin de mesurer les différentes variables du modèle. Les analyses se sont basées sur 780 réponses (N=780). Plusieurs analyses statistiques (dont principalement des régressions linéaires hiérarchiques) ont été réalisées afin de tester les hypothèses. Résultats : Le sentiment d’incertitude et la solitude au bureau sont deux caractéristiques négatives du travail hybride susceptibles d’augmenter l’intention de quitter et de diminuer la satisfaction des travailleurs (ces relations étant médiées par le stress). La solitude en télétravail n’est pas liée significativement à ces variables. La charge mentale, bien que liée au stress des travailleurs, semble être plutôt stimulante pour les travailleurs. Ensuite, l’autonomie et le soutien perçu du supérieur sont, elles, positivement liées à la satisfaction et négativement à l’intention de quitter des travailleurs (ces relations étant médiées par l’engagement). Ces ressources ne modèrent pas la relation entre les demandes et le stress mais diminuent directement le stress.