La transmission de la mémoire de la Shoah dans une perspective intergénérationnelle et familiale
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- Ce mémoire analyse la nature des mémoires individuelles et collectives et tente de comprendre comment une histoire au tel poids émotionnel se transmet de génération en génération au sein des familles belges d’origine juive. 19 personnes intégrées au sein de six familles ont été interrogées oralement. Pour trois familles, des discussions familiales ont été réalisées. Les résultats obtenus démontrent que les éléments touchant à l’intégrité de la population juive prennent le dessus sur ceux concernant l’ensemble du peuple belge : pour certains témoins, le conflit ne semble véritablement commencer qu’en 1942 (premières déportations). En termes de transmission, les enfants des témoins directs souffrent d’une transmission tardive, à l’inverse précoce ou encore du silence. Au fil des générations et malgré la diversité des histoires familiales, la nature de la transmission tend à se généraliser : les petits-enfants et les arrière-petits-enfants bénéficient, lors de leur jeunesse, d’une transmission plus légère dévoilant progressivement son contenu. Graduellement, l’histoire se restreint aux principaux faits vécus par l’ancêtre lors de la Shoah, ou encore aux plus exceptionnels.