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Declercq_07541800_2023.pdf
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- La théorie financière a grandement évolué ces dernières années. En effet, il est de plus en plus fréquent d’entendre parler de finance comportementale, et l’un des biais comportementaux connus issu de cette nouvelle théorie financière est l’effet de disposition. Cet effet est mesuré par la propension qu’ont les investisseurs à vendre de manière trop rapide leurs actifs financiers étant en situation de gain, tout en gardant en leur possession des actifs financiers qui perdent de valeur. Nous avons pu analyser, au travers d’une revue de littérature, différentes études déjà réalisées sur le sujet, nous permettant de mettre en avant différents éléments qui peuvent atténuer ou renforcer l’effet de disposition. Nous avons pu tester les différentes hypothèses que nous avons émises sur base de notre revue de littérature, à l’aide d’une base de données regroupant 5000 investisseurs. Sur cette base, nous avons pu trouver que les individus masculins, les personnes plus âgées, déclarant disposer de davantage de connaissance des marchés financiers, percevant de plus amples revenus, ayant davantage d’actions au sein de leur portefeuille et échangeant plus fréquemment des titres financiers sont moins soumis à l’effet de disposition. En revanche, nous avons également pu confirmer le fait que l’aversion aux pertes était un déterminant significatif de l’effet de disposition. Nous avons terminé notre mémoire par certaines recommandations. En effet, au vu de la corrélation négative qu’il existe entre l’effet de disposition et le rendement net des portefeuilles d’actions des investisseurs, il semble intéressant de pouvoir donner des idées de pistes qui permettraient d’atténuer ce biais psychologique. Il est prouvé que pouvoir être averti de l’existence de l’effet de disposition permet de l’atténuer, pouvoir se doter d’une expérience quelconque en termes de marchés financiers peut également aider, mais aussi et surtout effectuer un travail psychologique sur l’aversion aux pertes permettrait aux individus de se voir moins soumis à l’effet de disposition. Néanmoins, il est nécessaire garder à l’esprit certaines limites implicites à ce travail, notamment la non-représentativité de la population par l’échantillon, notre manque d’expertise quant au sujet, ce qui explique peut-être le faible pouvoir explicatif de notre dernier modèle.