Les organisations régénératives au sein de l'industrie textile : Étude de cas de la marque HOWL.
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- L’industrie textile a, sans aucun doute, une part de responsabilités conséquente dans le déclin écologique. Elle est le troisième secteur le plus consommateur d’eau dans le monde et produit 130 milliards d’habits par an, menant à une surconsommation excessive, notamment appelée fast fashion. Il est, par conséquent, nécessaire que le secteur textile se conscientise peu à peu afin de tendre vers un monde plus éthique et durable. L’urgence environnementale à laquelle ce dernier fait face, l’oblige, dès lors, à repenser ses performances en intégrant, au sein de sa stratégie globale, la protection de l’environnement ainsi que le bien-être social. Dans cette volonté de se responsabiliser, de nouvelles organisations font leur apparition, dépassant leurs rôles commerciaux au profit d’actions pensées pour l’environnement. C’est dans ce contexte que naissent les organisations fondées sur le principe de la régénération, véhiculant une idéologie régénérative à travers une nouvelle forme de communication, du domaine de la militance. Cette idéologie traduit la vocation, pour une organisation, de résoudre et de défendre un défi environnemental ou social à travers l’élargissement de son empreinte socio-écologique, d’où son côté revendicateur. La littérature scientifique apporte des éclaircissements quant au principe de la régénération. Cependant, elle n’aborde que très peu les actions mises en place par les organisations régénératives pour véhiculer leur idéologie à travers leur communication. Pour mettre en relief la communication employée par ces organisations, des entretiens individuels semi-directifs ont été menés. Ces derniers nous ont permis, dans un premier temps, de mettre en lumière le paradoxe existant entre profit et engagement, s’appliquant aux entreprises régénératives. Celles-ci, malgré leur volonté prédominante de faire passer la nature au-delà du profit, constatent leur obligation de mettre les deux données au même niveau, l’une ne fonctionnant pas sans l’autre. Les analyses qualitatives ont également validé l’efficacité supérieure communicationnelle en termes de crédibilité d’une approche centrée sur l’idéologie régénérative. La crédibilité apparaît, dès à présent, comme directement liée à la notion de confiance, encore fortement impactée par un sentiment de greenwashing. Enfin, les organisations régénératives s’appuient sur une militance basée sur un activisme créatif, rassemblant des collectivités autour d’une volonté accrue de bien faire pour pallier les problèmes environnementaux à travers des pratiques douces et non-violentes.