Intérêt de la co-consultation (médecin généraliste + tabacologue) dans la clinique de l'addiction au tabac.
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- Introduction Il a été démontré qu'un concept de conseil anti-tabac adapté dans un cabinet de médecine générale est perçu comme faisable. Cependant, l'établissement d'un tel concept en tant qu'élément permanent nécessiterait du personnel supplémentaire ou l'investissement de temps additionnel par le personnel existant.( ) Nous émettons donc l’hypothèse que la co-consultation avec un médecin généraliste et un psychologue tabacologue pourrait avoir plusieurs avantages dans la cessation tabagique. Par conséquent, l’objectif de cette étude est de faire état de la situation actuelle en Belgique francophone concernant la cessation tabagique. Mais également de déterminer si les praticiens tels que les médecins généralistes et les psychologues tabacologues ainsi que les patients voient un intérêt à réaliser la co-consultation médecin- tabacologue et si nos hypothèses sont validées par l’avis de ces derniers. Matériel et méthode Pour évaluer cet intérêt de la co-consultation dans la cessation tabagique en Belgique et plus particulièrement en communauté francophone, nous avons choisi une méthodologie d’analyse qualitative. 17 interviews ont été réalisées avec 7 médecins généralistes, 5 psychologues tabacologues et 5 patients. Les données ont été analysées selon le principe de la théorisation ancrée, ainsi différents thèmes ont été étiquetés grâce à une analyse minutieuse des entretiens. Suite à cela, les données obtenues ont été comparées et mises en lien. Résultats Des différentes interviews de praticiens, il ressort que la co-consultation telle qu’imaginée semble difficile à réaliser d’un point de vue logistique. Néanmoins, l’intérêt d’une collaboration plus accrue entre médecin généraliste et tabacologue est nettement établi. En effet, le manque de temps à consacrer à la tabacologie par les médecins généralistes est l’obstacle principal à la réalisation d’un suivi tabagique. Du point de vue des patients, ceux-ci se disent enclins pour la plupart à réaliser des consultations de suivi tabagique, il manque cependant d’informations concernant celles-ci. Conclusion L’analyse qualitative menée nous permet de mettre en lumière qu’il existe un réel intérêt à augmenter la collaboration médecin-tabacologue. Cependant, la co-consultation telle qu’imaginée soulève plusieurs questions notamment d’un point de vue logistique.